| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | LES PROGRAMMES D'IMMERSION ANGLAISE AU NIVEAU PRIMAIRE |
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------------------SSJBM, Impératif français, Mouvement estrien pour le français----------------- «Le français devrait être la seule langue enseignée au primaire», Montréal, le 27 novembre 1997 - Réunis en conférence de presse aujourdhui, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Impératif français et le Mouvement estrien pour le français demandent à la ministre de léducation de procéder à une évaluation publique des différentes expériences denseignement intensif de langlais au primaire et, quen attendant les conclusions, elle instaure un moratoire sur lenseignement de cette matière au primaire. «à un âge où il est prioritaire de consolider son identité culturelle, lenseignement dune langue seconde ou dune troisième est prématuré et inefficace sur le plan pédagogique, estiment les porte-parole des trois organismes. Le président de la SSJBM, Guy Bouthillier, le président dImpératif français, Jean-Paul Perreault, et le vice-président du Mouvement estrien français, Rodrigue Larose, rappellent que toute société poursuit des objectifs précis en matière déducation et de scolarisation. Un de ces objectifs doit être le développement de citoyens conscients de ce quils sont. Dans le contexte actuel, où le Québec est entouré dune mer anglophone, il faut dabord sassurer que les enfants maîtrisent suffisamment leur langue maternelle avant de débuter lapprentissage dune autre langue, ont-ils affirmé. Selon les porte-parole, Il sagit simplement de donner aux enfants les meilleures conditions pour permettre la plus grande rétention possible des connaissances acquises. à ceux qui prétendent que plusieurs études démontrent lefficacité dun apprentissage hâtif dune seconde langue, M. Larose, du Mouvement estrien français, répond que dautres études, notamment une réalisée en Angleterre, démontrent le contraire. Par ailleurs, le président de la SSJBM, Guy Bouthillier, souligne que dans la métropole, où bon nombre denfants ont des parents venus dailleurs, le risque de confusion culturelle est encore plus important. «Pour ces enfants, dit-il, le français nest même pas la langue maternelle. Or, enseigner dès les premières années de fréquentation scolaire une autre langue que le français envoie comme message à ces jeunes que langlais est plus important que le français. Est-ce de cette façon que létat québécois entend faire la promotion du français, langue commune et seule langue officielle?» Selon Rodrique Larose, lenseignement de langlais au primaire amène une anglicisation de la vie familiale. «En effet, précise-t-il, lécole demande la participation des parents pour renforcer la portée du programme de cours intensifs, en créant à la maison un environnement anglophone par le visionnement de la télévision en anglais, la lecture et la conversation en anglais.» Les trois organismes sont conscients de toute la publicité qui entoure les programmes spéciaux dapprentissage intensif de langlais et de lengouement des parents pour ce quon appelle «les bains linguistiques» en cinquième et sixième années du primaire. Ils soulignent, cependant, que lefficacité de ces méthodes na pas été prouvée, quaucun bilan sérieux ne semble avoir été fait par le ministère de léducation et, quen plus, les parents qui refusent dinscrire leur enfant à ces programmes le voient menacé dêtre changé décole ou encore marginalisé par lécole. «Les problèmes sont réels et sérieux. Ces parents sont laissés à eux-mêmes et nobtiennent aucun support des structures scolaires. Cest comme si on leur laissait entendre quils sont contre le progrès, déclarent les porte-parole. «Il ne sagit pas, pour nous, de nier le contexte mondial dans lequel la langue anglaise prend tant despace, ajoute M. Jean-Paul Perreault dImpératif français, nous disons, au contraire, que pour répondre efficacement aux besoins de la mondialisation, lenseignement dune langue seconde et dune troisième, notamment langlais et lespagnol, est nécessaire, mais doit être concentré au niveau du secondaire, cest-à dire plus rapproché du moment de lentrée sur le marché du travail. En corollaire, nous demandons que le français soit la seule langue enseignée au primaire et que son enseignement soit amélioré.» Les trois organismes fondent donc leur opposition à cette anglicisation du primaire sur les motifs suivants :
Les trois organismes insistent sur les risques réels que de tels programmes viennent annuler les efforts pour améliorer la qualité de lenseignement du français et minimiser limpact de laugmentation annoncée du nombre dheures denseignement du français. «La ministre ne doit pas envoyer un contre-message à la population, affirment les porte-parole.» Vos commentaires : |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |