| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | LA BOURSE ET LE PAYS |
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LA BOURSE ET LE PAYSLa Bourse de Montréal était et demeure une filiale torontoise. Sur onze gouverneurs, neuf personnes représentent des sociétés torontoises, une dixième une filiale d'une société française. Lévesque Beaubien est la seule firme québécoise à la table. Cette semaine Toronto a parlé. Le président Lacoste a choisi de ne pas faire progresser la Bourse. Il préfère échanger l'institution contre une promesse faite par Toronto. Si les prévisions ne se réalisent pas, le Québec aura perdu un outil essentiel. On ne joue pas ainsi avec les leviers nécessaires au devenir économique de la nation. Toronto se réserve les actions des entreprises établies, parmi lesquelles se retrouvent quelques grandes entreprises basées au Québec. Tous les services conseils et l'expertise de pointe des maisons québécoises devront établir des bureaux à Toronto pour maintenir des positions dans les réseaux et tâcher d'y faire valoir les intérêts des entreprises québécoises. Après la déportation de l'épargne et celle du développement économique, c'est désormais l'exode de l'expertise financière stratégique que va provoquer la décision de la Bourse de Montréal. Bay Street n'accepterait jamais pour Toronto ce que M. Lacoste trouve bon pour Montréal. Le milieu financier québécois va dépendre d'un ordinateur contrôlé à Toronto et des inscriptions à la Bourse de Vancouver pour servir les PME de la Beauce. Le Vice-premier ministre dit trouver intéressante la proposition qui laisse Montréal et le Québec à la merci des décisions de Toronto. Il n'a pu s'empêcher de reconnaître que "Dans l'hypothèse d'un Québec souverain peut-être qu'on choisirait une tout autre approche" ( Le Devoir, 17 mars 99, p.B2) Mais la souveraineté sera inutile si nous avons renoncé à fixer nous-mêmes nos priorités et si nous continuons de laisser gérer notre épargne par les autres. Une indépendance sans outils et un milieu des affaires sans leadership et sans vision claire de notre intérêt national ne mèneront pas loin. Il faut donner à la Bourse de Montréal les moyens de son avenir. Il faut en faire une institution québécoise au service du Québec. Les milieux financiers québécois doivent se mobiliser. Le gouvernement du Québec doit les épauler. L'avenir de notre culture ne dépendra que de nous-mêmes. Les Québécois sont riches mais les institutions financières déportent l'avenir. Il est de temps de se prendre en main. Les milieux financiers doivent relever le défi du développement du Québec. Il faut avoir de l'avenir dans les idées. Robert Laplante L'Action nationale |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |