| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | L'ENTENTE DE CALGARY |
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éditorial, Franc-Contact, décembre 1997 Il y eut une fois une commission royale denquête sur le Par Roméo Paquette
Le Conseil de la vie française en Amérique (CVFA), a été un témoin privilégié des luttes livrées par les communautés francophones, aussi bien aux états-Unis quau Canada, depuis soixante ans. à la suite de la réunion des premiers ministre provinciaux hors-Québec, à Calgary, il serait intéressant de faire le bilan de ces luttes, et de se demander si ce dernier exercice nocculte pas définitivement la démarche amorcée par la Commission royale denquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, il y a maintenant trente-cinq ans. Dans la perspective dunicité du Québec et de son égalité, par rapport aux autres provinces, tout ce qui semble intéresser les neuf premiers ministres anglophones cest den finir avec leur seul protagoniste, le Québec. Pourtant, lhistoire démontrera que lenjeu fondamental, tel quexprimé dans le mandat de la Commission royale, était le suivant: «recommander les mesures à prendre pour que la Confédération canadienne se développe daprès le principe de légalité entre les deux peuples fondateurs». Cet enjeu, cest un gouvernement fédéral dominé par des Québécois, au tournant des années 1970, qui la définitivement enterré. Obnubilés par des préjugés anti-nationalistes, ils ont condamné la notion de peuples fondateurs, inventé le multiculturalisme et le bilinguisme, comme si un pays pouvait se morceler à la fois en enclaves culturelles et véhiculer deux langues sans en préciser les bases communautaires. à Calgary, la notion dégalité se référait aux provinces, les unes par rapport aux autres. Et, il est à se demander si le caractère «unique» que lon reconnaîtrait au Québec ne serait pas quil faudra plus de temps avant den faire une province comme les autres. Je suis de ceux qui, personnellement, nont jamais cru à la volonté daucune des provinces anglophones de reconnaître une spécificité ni aux francophones hors-Québec ni même à ceux du Québec. Il y a déjà longtemps que les observateurs les plus au fait de la scène canadienne ont vu la faille fondamentale la seule notion de dualité nationale référence on a rejeté implicitement lexistence dune francophonie canadienne hors-Québec. On la tout simplement ignorée. En effet, quest-ce qui rendrait le Québec unique sinon sa francité? Cela signifierait donc quil sagit là dun phénomène exclusif au Québec? Le CVFA De plus, la reconnaissance du caractère unique du Québec, serait conditionnée par le principe dégalité de toutes les provinces. Cette notion dégalité, que signifie-t-elle? Certainement pas que ces provinces accepteraient le type dégalité de droits dont jouit la minorité de langue officielle au Québec. Alors que cette dernière présume encore que légalité des droits linguistiques signifie lobtention de services en anglais à tous les échelons, les francophones hors-Québec nen demandent pas tant. On est loin du mandat confié alors à la Commission royale denquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, au Canada, par le gouvernement de Lester B. Pearson, en 1963. Alors que la question posée, par un gouvernement dominé par lélite anglo-saxonne de souche, présumait déjà dune solution axée sur la notion de deux peuples fondateurs, on peut constater, aujourdhui, lérosion graduelle et accélérée de ce concept, à partir du moment où ce sont des Québécois qui dominent la colline parlementaire à Ottawa, et que ce sont surtout des Québécois qui se confrontent pour défendre les deux thèses opposées. |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |