| Jeudi, 07 décembre 2000 22:02 | DEUX EMPLOYÉS DE LA STCUM MENACÉS DE CONGÉDIEMENT |
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DEUX EMPLOYéS DE LA STCUM MENACéS DE CONGéDIEMENT NDLR - Le droit de travailler en français serait menacé au Québec ! «Les travailleurs ont le droit dexercer leurs activités en français.» (Article 4, Charte de la langue française) Pour ceux et celles qui voudraient intervenir en faveur du droit de travailler en français au Québec, nous publions les coordonnées de la STCUM et du Syndicat des chauffeurs dautobus que nous vous recommandons fortement dutiliser : Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Syndicat des chauffeurs dautobus Impératif français ,Permettez que je vole un peu de votre temps pour vous faire part dun problème grave qui me touche personnellement, ainsi quun proche ami à moi. Tous les deux, nous cumulons plusieurs années de service à la STCUM, tout dabord comme chauffeurs dautobus puis, maintenant, comme changeurs (vendeurs de titres de transport) dans le métro de Montréal. Tout allait à peu près correctement avec notre employeur, jusquau jour où nous avons décidé de devenir plus limpides avec nous-mêmes et avec notre clientèle anglophone. Après plusieurs années de luttes pour faire respecter notre droit de parler français auprès de celle-ci, et elle si habituée par nos confrères et consoeurs de travail à se faire servir dans sa langue, nous avons cru nécessaire de produire une affiche (dont je vous envoie copie) faisant clairement état de notre droit dans une langue quelle serait en mesure de comprendre. En parallèle, nous avons aussi entamé, auprès de nos confrè res et consoeurs de travail, une large entreprise de diffusion de notre affiche accompagnée dun texte explicatif (dont je vous envoie aussi copie) visant à les sensibiliser à labsurdité de la situation. De jour en jour, nous avons pu en constater avec grand plaisir les nombreux effets pédagogiques et pacificateurs sur notre clientèle mieux informée et conséquemment moins rébarbative. Aussi, nous avons été récompensés par le plaisir de voir naître dans le regard de nombre de nos confrères et consoeurs, un espoir qui avait dû, depuis déjà longtemps, céder à lusure de la vague anglaise. Voilà qui est bien me direz-vous, et que même tout semble prendre du mieux dans le meilleur des mondes. Et bien, voilà que non ! Car ce qui intéresse notre employeur ce ne sont pas les fins heureuses, mais bien que tout le monde soit beau et que tout le monde soit gentil. Quun des droits les plus fondamentaux de leurs employé s soit respecté ?... Baliverne! Bill Johnson, Howard Galganov et compagnie se partagent toutes leurs attentions et toutes leurs envies quils ont de plaire. Cela étant, ils se sont donc mis à nous faire une sale petite guerre au nom de leurs petits amis qui pourraient se fâcher en ne prenant plus un transport en commun trop francisé qui menace une sensibilité anglaise à fleur de peau et ne loublions pas... leur sécurité. Nous voilà donc maintenant menacés par notre employeur dun ordre croissant de sanctions, qui, si nous ne voulons pas entendre raison, pourrait mener jusquau congédiement. Reconnaissant eux-mêmes notre droit inaliénable de ne parler, à notre travail, que le français, quont à nous opposer ces puissants dirigeants pour enfin nous mettre au pas ? Cette arme secrète et redoutable que nul ne doit défier quau risque des pires sanctions imaginables serait un règlement maison interdisant à tout employé dafficher quoi que ce soit sur le lieu de son travail. Dun côté de la balance, une des lois fondamentales de notre nation et de lautre, un obscur règlement maison nous faisant basculer encore dans une aliénation dont il semble si difficile à notre nation de se défaire. Maintenant que vous connaissez un peu mieux notre situation, nous nous demandons s il nous serait possible de compter sur votre appui, dans la mesure, bien sûr, de votre disponibilité. Déjà, la SSJB nous a prêté main-forte de diverses façons dont la possibilité de nous faire entendre dans le cadre des états généraux sur la langue française nest pas la moindre. Dautre part, ayant été informés que les médias et groupes de pressions anglophones ont déjà entamé des démarches auprès de notre employeur et de notre syndicat, toute action semblable, de votre part, visant à faire contrepoids à leurs menaces, serait un gage précieux dans le combat qui nous attend. Vous savoir à nos côtés durant cette lutte qui pour nous sannonce difficile contribuera, nous en sommes sûrs, à insuffler à celle-ci une vigueur et un espoir dont elle a grandement besoin. Amicalement vôtre, Robert Choquette http://vivre-en-francais.citeweb.net/
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