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Jeudi, 07 décembre 2000 22:02
DEUX EMPLOYÉS DE LA STCUM MENACÉS DE CONGÉDIEMENT Imprimer

DEUX EMPLOYéS DE LA STCUM MENACéS DE CONGéDIEMENT
Les médias et groupes de pressions anglophones ayant déjà entamé des démarches auprès de leur employeur et de leur syndicat.

NDLR - Le droit de travailler en français serait menacé au Québec !

«Les travailleurs ont le droit d’exercer leurs activités en français.» (Article 4, Charte de la langue française)

Pour ceux et celles qui voudraient intervenir en faveur du droit de travailler en français au Québec, nous publions les coordonnées de la STCUM et du Syndicat des chauffeurs d’autobus que nous vous recommandons fortement d’utiliser :

Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal
M. Jacques Fortin, directeur général
800, rue de La Gauchetière Ouest
Case postale 2000
Montréal (Québec) H5A 1J6
Téléphone : (514) 280-5150
Télécopieur : (514) 280-5193
Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Syndicat des chauffeurs d’autobus
SCFP - Section locale 1983
M. Serge Lavoie, président
4274, rue Papineau, bureau 200
Montréal, Québec, H2H 1S9
Cellulaire : (514) 984-6627
Télécopieur : (514) 527-8597
Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Impératif français,

Permettez que je vole un peu de votre temps pour vous faire part d’un problème grave qui me touche personnellement, ainsi qu’un proche ami à moi. Tous les deux, nous cumulons plusieurs années de service à la STCUM, tout d’abord comme chauffeurs d’autobus puis, maintenant, comme changeurs (vendeurs de titres de transport) dans le métro de Montréal.

Tout allait à peu près correctement avec notre employeur, jusqu’au jour où nous avons décidé de devenir plus limpides avec nous-mêmes et avec notre clientèle anglophone. Après plusieurs années de luttes pour faire respecter notre droit de parler français auprès de celle-ci, et elle si habituée par nos confrères et consoeurs de travail à se faire servir dans sa langue, nous avons cru nécessaire de produire une affiche (dont je vous envoie copie) faisant clairement état de notre droit dans une langue qu’elle serait en mesure de comprendre. En parallèle, nous avons aussi entamé, auprès de nos confrè res et consoeurs de travail, une large entreprise de diffusion de notre affiche accompagnée d’un texte explicatif (dont je vous envoie aussi copie) visant à les sensibiliser à l’absurdité de la situation. De jour en jour, nous avons pu en constater avec grand plaisir les nombreux effets pédagogiques et pacificateurs sur notre clientèle mieux informée et conséquemment moins rébarbative. Aussi, nous avons été récompensés par le plaisir de voir naître dans le regard de nombre de nos confrères et consoeurs, un espoir qui avait dû, depuis déjà longtemps, céder à l’usure de la vague anglaise.

Voilà qui est bien me direz-vous, et que même tout semble prendre du mieux dans le meilleur des mondes. Et bien, voilà que non ! Car ce qui intéresse notre employeur ce ne sont pas les fins heureuses, mais bien que tout le monde soit beau et que tout le monde soit gentil. Qu’un des droits les plus fondamentaux de leurs employé s soit respecté ?... Baliverne! Bill Johnson, Howard Galganov et compagnie se partagent toutes leurs attentions et toutes leurs envies qu’ils ont de plaire.

Cela étant, ils se sont donc mis à nous faire une sale petite guerre au nom de leurs petits amis qui pourraient se fâcher en ne prenant plus un transport en commun trop francisé qui menace une sensibilité anglaise à fleur de peau et ne l’oublions pas... leur sécurité. Nous voilà donc maintenant menacés par notre employeur d’un ordre croissant de sanctions, qui, si nous ne voulons pas entendre raison, pourrait mener jusqu’au congédiement. Reconnaissant eux-mêmes notre droit inaliénable de ne parler, à notre travail, que le français, qu’ont à nous opposer ces puissants dirigeants pour enfin nous mettre au pas ? Cette arme secrète et redoutable que nul ne doit défier qu’au risque des pires sanctions imaginables serait un règlement maison interdisant à tout employé d’afficher quoi que ce soit sur le lieu de son travail. D’un côté de la balance, une des lois fondamentales de notre nation et de l’autre, un obscur règlement maison nous faisant basculer encore dans une aliénation dont il semble si difficile à notre nation de se défaire.

Maintenant que vous connaissez un peu mieux notre situation, nous nous demandons s ’il nous serait possible de compter sur votre appui, dans la mesure, bien sûr, de votre disponibilité. Déjà, la SSJB nous a prêté main-forte de diverses façons dont la possibilité de nous faire entendre dans le cadre des états généraux sur la langue française n’est pas la moindre. D’autre part, ayant été informés que les médias et groupes de pressions anglophones ont déjà entamé des démarches auprès de notre employeur et de notre syndicat, toute action semblable, de votre part, visant à faire contrepoids à leurs menaces, serait un gage précieux dans le combat qui nous attend. Vous savoir à nos côtés durant cette lutte qui pour nous s’annonce difficile contribuera, nous en sommes sûrs, à insuffler à celle-ci une vigueur et un espoir dont elle a grandement besoin.

Amicalement vôtre,

Robert Choquette
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http://vivre-en-francais.citeweb.net/

Français

En toute conformité avec la loi 101 (art.4 & art.45), l'employé occupant ce poste n'est pas tenu de parler une langue autre que le français.

Deutsch

In aller Übereinstimmung mit Gesetz 101 (art.4 u. art.45), wird der Angestellte, der diese Station besetzt, angehalten, um keine Sprache anders als Franzosen zu sprechen.

English

In all conformity with law 101 (art.4 & art.45), the employee occupying this station is not held to speak any language other than French.

Español

Según la ley 101 (art.4 & art.45), en toda conformidad, el empleado ocupando este puesto de trabajo, no puede estar obligado a hablar otro idioma que el Francés.

Italiano

Conformemente alle disposizioni di legge (legge 101, art.4 & art.45), l'impiegato che occupa questo posto non è tenuto di parlare altra lingua que il francese.


 

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