La télévision à deux vitesses

Forte odeur nauséabonde de discrimination systémique!

Lettre ouverte – Qui songerait de nos jours à se priver du téléphone, d’Internet ou de la télévision? Poser la question, c’est y répondre. Ce sont devenus des services essentiels.  Et la facture peut gonfler rapidement selon les forfaits qui sont offerts, ou plutôt proposés. Le verbe offrir ne convient pas parce qu’il est parfois associé à la gratuité. Les fournisseurs qui nous vendent ces services ne roulent pas sur l’or pour rien. Même qu’ils démontrent une certaine propension à nous rouler tout court. Mais là n’est pas l’objet de mon propos.

Il y a quelque temps, j’ai décidé de réduire la mensualité de mon forfait télé. Tant qu’à couper, autant le faire avec une dose d’austérité : ne garder que les chaînes de base. Après tout, rien ne sert d’être abonné à une soixantaine de chaînes lorsque vous visionnez toujours les mêmes. Peut-être trois ou quatre, sauf de rares exceptions.

Cela implique évidemment d’envoyer aux oubliettes des chaînes exclues du forfait de base, notamment RDI, la chaîne publique d’information continue de langue française de Radio-Canada. Pourquoi préciser que RDI diffuse en français? Vous allez comprendre…

En analysant mon nouveau forfait famélique, je fais une découverte plutôt surprenante. Je suis toujours abonné à CBC news Network < le réseau d’information continue du Canada >. Il s’agit évidemment du pendant anglophone de RDI. Difficile à croire, mais c’est la réalité. Au Québec, cette chaîne est gratos dans les forfaits de base des grands câblodistributeurs. Mais RDI, la chaîne en français, c’est un extra. Vous devez payer pour l’obtenir. Cherchez l’erreur!

J’ai contacté mon fournisseur de services afin de connaître le pourquoi de la chose. Le préposé du service à la clientèle que j’ai joint par téléphone m’a avoué que c’était la première fois qu’on lui posait cette question. Il a dû me mettre en attente pour aller aux nouvelles. Cinq minutes plus tard, il est revenu pour me dire que ce n’était pas son employeur qui décidait du contenu sur le câble. Alors qui décide du contenu? Le département n’a pas la réponse, m’a-t-il indiqué.

Est-ce que la même absurdité prévaut chez les autres câblodistributeurs? Après vérification dans le site Web du principal concurrent de mon fournisseur, je constate que oui! Pour en savoir plus, je clavarde avec un préposé du service à la clientèle. Voici la conclusion de l’échange :

  • Moi : Ma question…Pourquoi CBC en anglais dans le forfait de base et pas RDI, la chaîne équivalente en français?
  • Le préposé : C’est le contenu du forfait. Nous ne pouvons rien modifier.

 

C’est un peu déroutant. Au Québec, l’abonnement au réseau d’information continue de CBC est inclus dans les forfaits de base, donc gratuit. Mais pour être abonné au réseau d’information continue de Radio-Canada, il faut payer.

Télévision à deux vitesses? À vous de tirer votre propre conclusion…

Adresses utiles :


Pablo Rodriguez
Ministre du Patrimoine canadien
Pablo.Rodriguez@parl.gc.ca


Nathalie Roy
Ministre de la Culture et des Communications
Ministre responsable de la Langue française
ministre@mcc.gouv.qc.ca

Source :

Pierre Laberge
Québec

1 commentaire

  1. Il y a tout sur internet et sur un portable. La télévision, c’est inutile. Je m’en passe depuis cinq ans.

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