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L’état du français au Québec - Un constat enrageant! La situation s’aggravera à l’avenir si rien n’est fait.

L’anglais domine! Remarquez le mot « Seal » sur la boîte de scrutin et avec la photo.

Quelques éléments de réflexion! Tout ce qui suit dure depuis longtemps et pire, se perpétue. À vous de choisir!

Que faut-il penser…

  • des études de l’Office québécois de la langue française (OQLF) qui révèlent que seulement 21,2 % des Montréalais travaillent uniquement en français, soit moins d’un travailleur sur quatre, bien qu’au Québec, la loi stipule clairement que le français est la langue de travail?
  • du recul du français comme langue de travail et du fait que plus d’un travailleur sur huit au Québec est unilingue anglais!
  • du fait que l’on cherche à justifier le recul du français en vantant la valeur du bilinguisme? La croissance du bilinguisme, ça veut dire l’anglicisation des milieux de travail, de l’accueil, du service…
  • des nombreux commerces de Montréal et de l’Outaouais qui, malgré la loi, imposent l’anglais en embauchant du personnel incapable de parler français, ou si peu? Aucune excuse, car des cours de français, il s’en donne.
  • de la discrimination et de la dominance de l’anglais qui conduisent à la création d’un poste de ministre responsable des Relations avec les citoyens, mais exclusivement « d’expression anglaise », et d’un secrétariat aux « affaires anglophones »?
  • de la mise en place d’une « clause d’impact » qui accorde à la communauté anglophone un droit de regard sur les nouveaux projets de loi et règlements?
  • des pratiques de banalisation et d’infériorisation du français en vigueur au sein de certaines multinationales, dont Adidas qui ne considère le français que comme un simple « accommodement »?
  • du gouvernement du Québec qui permet aux multinationales et aux autres entreprises à utiliser un nom anglais de marque de commerce à la seule condition qu’un petit slogan en français figure sur la façade de leur édifice?
  • de la nouvelle vision « présence suffisante » plutôt que « nettement prédominante » ou «uniquement en français » (comme lors de l’adoption de la Charte)?
  • de l’encouragement au non-apprentissage de la langue nationale par la multiplication systémique des « Press nine », « Bonjour/Hi », « Fermé/Closed», « Ouvert/Open », « Poussez/Push » et « Bienvenue/Welcome »?
  • de la déclaration de la vérificatrice générale qui révèle que « la francisation des immigrants au Québec est un échec »? Seulement le tiers des immigrants auxquels est destiné le processus de francisation se sont inscrits aux cours offerts par le ministère de l’Immigration, et de ceux-là, plusieurs abandonnent en cours de route, sans qu’aucun suivi ne soit effectué par le ministère.
  • du lancement en Outaouais du programme de médecine de l’Université McGill où l’enseignement par vidéoconférence pendant les trois premiers semestres ne serait dispensé qu’en anglais et ce, pour desservir une population à près de 90 % francophone?
  • du constat que, d’un recensement fédéral à l’autre, l’importance du Québec, de la francophonie canadienne et de la langue française ne cesse de reculer dramatiquement à tous les niveaux, et que la situation s’aggravera  à l’avenir si rien n’est fait?
  • de la manipulation politicienne canadienne qui affirme que le Canada est un pays francophone, membre de la Francophonie internationale, qui reconnaît le français comme langue officielle alors que le français ne cesse de reculer?
  • du mensonge canadien qui encourage la capitale fédérale du Canada, la Ville d’Ottawa, à rejeter le Québec et la francophonie en ne reconnaissant toujours pas un statut égal et officiel à la langue française et aux francophones?
  • des gouvernements canadien et québécois et de nos administrations municipales qui, malgré les reculs du français, refusent toujours de mettre en place des encadrements et des politiques linguistiques pour l’avenir du français, bref d’adopter un Programme de réparation historique?
  • des résultats des politiques linguistiques, culturelles et migratoires du Canada qui sont dans la trajectoire des recommandations génocidaires du Rapport Durham?
  • des analystes statistiques et des élus fédéraux qui affirment que le bilinguisme progresse au Canada quand, dans la réalité, c’est SURTOUT l’anglicisation des Québécois et des francophones qui progresse?
  • de l’unilinguisme anglais au Canada qui progresse de 2,6 millions de locuteurs tous les dix ans selon Statistique Canada?
  • de la minorité historique québécoise anglophone d’environ 4 % qui reçoit près de 30 % du financement universitaire et accueille dans ses collèges et universités anglophones ou anglicisantes près de 25 % des étudiants québécois?
  • du système scolaire québécois de langue anglaise qui ne réussit pas aux niveaux primaire et secondaire à offrir une formation en français ouvrant aux élèves un avenir au Québec?
  • des milliers de diplômes décernés chaque année à des cégépiens et à des universitaires anglophones ou allophones incapables, ou presque, de parler la langue nationale du Québec, le français, et qui, ensuite, imposent l’anglais au travail et ailleurs, ou s’expatrient à la fin de leurs études qui ont été payées par le Québec?
  • du gouvernement du Canada, pays supposément francophone, qui nomme des juges, ministres, attachés politiques, sous-ministres, hauts fonctionnaires, membres de direction et de conseil d’administration de sociétés d’État ou de missions diplomatiques incapables de parler français?
  • du gouvernement canadien qui pratique la discrimination systémique en exigeant la connaissance de l’anglais à plus de 60 % de ses employés fédéraux qui travaillent au Québec, afin de servir une population de près 5 % incapable de parler français, et qui n’a pas fait le nécessaire pour l’apprendre?
  • du gouvernement du Canada qui verse chaque année en subventions diverses plusieurs millions de dollars à des organismes canadiens établis au Québec qui ont pour mission l’avancement de l’anglicisation du Québec et ce, pour que les établissements médiatiques, collégiaux, universitaires… anglophones disposent de la main-d’œuvre et des clientèles nécessaires?
  • du gouvernement fédéral qui, au Canada comme à l’étranger, impose à ses citoyens, mais aussi aux visiteurs, aux touristes, aux immigrants et aux réfugiés, l’image d’un pays anglophone véhiculée par ses services frontaliers, aéroportuaires et de transport aérien?
  • de l’espace démesuré que prennent les cultures anglo-saxonnes et, conséquemment, du recul de la place et du prestige du français sur les ondes de nos médias radiophoniques et télévisuels de langue française? Et de l’exclusion de notre culture sur les ondes anglophones?
  • des pratiques d’affaires, professionnelles et autres du genre « Press Nine », et de l’accueil et de l’affichage en anglais qui encouragent au Québec le non-apprentissage du français?
  • de ces gens vivant au Québec depuis 2, 5, 10, 30, 50 ans ou depuis leur naissance qui n’ont toujours pas appris à parler français?
  • de ces francophones qui, au lieu de parler français en tout temps et en tout lieu au Québec, préfèrent s’adresser en anglais aux anglophones et aux allophones?
  • du gouvernement du Québec qui, en Outaouais, ne fait rien pour que cesse la fraude fiscale des Ontariens qui « résident » au Québec, mais trafiquent leur identité pour ne pas avoir à payer leurs impôts au Québec?
  • des élus « provinciaux ou municipaux » québécois qui, bien qu’étant des représentants officiels du Québec, font des interventions publiques « bilingues »?
  • de la disparition de la Commission de protection de la langue française (CPLF), remplacée par  l’Office québécois de la langue française (OQLF) qui, depuis sa création, s’est écrasé et a affaibli le mécanisme démocratique citoyen de plaintes lorsque nos droits linguistiques fondamentaux ne sont pas respectés?
  • du fait que huit millions de personnes se laissent imposer l’anglais par 450 000 Québécois.e.s qui disent ne pas parler français? Comment se fait-il qu’elles ne réussissent pas à franciser la diversité culturelle québécoise?
  • etc.

 

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