Québec, une fonction publique anglicisante

« L’employée ou l’employé doit utiliser la ou les langues qu’elle ou qu’il connaît aux fins de communication externe… »

Le gouvernement du Québec refuse toujours, 16 ans plus tard, à mettre en vigueur l’article 1 de la Loi modifiant la Charte de la langue française (« Loi 104 »), adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 12 juin 2002, qui oblige l’Administration à utiliser uniquement la langue officielle, le français, dans ses communications écrites avec les corporations et personnes morales établies au Québec.

Dans la foulée des démarches judiciaires entreprises par le président de la SSJB de Montréal, M. Maxime Laporte, pour obliger le gouvernement à mettre en application l’article 1 de la Loi, Impératif français dénonce, de nouveau, la confusion entretenue et voulue par le gouvernement qui, en plus de ne pas appliquer la Loi, stipule tout et son contraire :

  • d’une part, dans sa Politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue dans l’Administration le gouvernement du Québec stipule à l’article 3 que « l’Administration privilégie l’unilinguisme français dans ses activités afin de bien marquer le fait que le français est à la fois la langue officielle et la langue normale et habituelle de l’Administration et de l’espace public ainsi que l’instrument premier de la cohésion sociale du Québec » et à l’article 12 de cette même politique que « le personnel de l’Administration s’adresse en français au public, au téléphone ou en personne », et
  • d’autre part, il « impose » le contraire dans les conventions collectives du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec et du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec où un texte similaire ouvre la porte toute grande à une obligation d’anglicisation (bilinguisation) institutionnelle: «  L’employée ou l’employé doit utiliser la ou les langues qu’elle ou qu’il connaît aux fins de communication externe selon les besoins du service et conformément à la loi. »

 

Pas étonnant que l’exigence « discriminatoire » de la connaissance de l’anglais à l’embauche et les pratiques « Press Nine », « Bonjour/Hi », « Bonjour/Welcome »… soient si répandues au sein de la fonction publique et parapublique du Québec!

Nous vous invitons à signer la « Pétition pour que le gouvernement respecte la souveraineté du Parlement du Québec et le statut du français comme seule langue officielle de l’Administration » sur le site http://ssjb.com/langue-francaise-quebec/petition/

1 commentaire

  1. Un employé peut toujours faire un grief en invoquant son droit de travailler en français.

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