Le vrai visage d’Audrey Bureau, conseillère municipale

En faveur du non-apprentissage du français et de l’anglicisation de la Ville de Gatineau!

Audrey Bureau

Profitant de la visite à Gatineau de Kathleen Weil, la Ministre responsable des Relations avec les Québécois « d’expression anglaise », la nouvelle conseillère municipale Audrey Bureau réclame une plus forte anglicisation de la Ville de Gatineau afin de ne pas déplaire aux quelques anglophones qui refusent d’apprendre le français et se plaignent de recevoir trop d’informations en français au Québec, selon l’article suivant de la CBC « Outaouais anglophones speak out at meeting with minister » : « « There is a lot of frustration about why they receive so much information in French and how it impacts on their ability to participate in democracy », said Bureau, whose father Marc Bureau* was mayor of Gatineau from 2005 to 2013. »

La conseillère Bureau va même jusqu’à blâmer les commissions et comités municipaux de fonctionner au Québec en français : « Bureau said positions on city committees and commissions are posted only in French, and those bodies conduct their business exclusively in French. « I think we need to improve that service, » Bureau told Weil ». Audrey Bureau reproche aussi au personnel municipal de parler français aux Gatinois de toutes origines : « Quebec’s Charter of the French Language, sometimes referred to as Bill 101, prohibits city staff from communicating with residents in English except in matters related to health and safety. »

Au lieu d’appuyer le non-apprentissage du français et de réclamer l’anglicisation de Gatineau, la conseillère Audrey Bureau serait mieux avisée de s’assurer, entre autres, que la Ville offre aux anglophones et allophones qui ignorent le français des ateliers ludiques d’apprentissage du français ayant pour thèmes « Mieux vivre ensemble » et « En harmonie avec son milieu » et d’exiger des écoles, cégeps et universités de langue anglaise qu’ils ouvrent l’avenir à leurs élèves et étudiants en leur offrant une meilleure formation dans la langue nationale, officielle et de travail du Québec, le français.

Et pourquoi pas une campagne promotionnelle pour nuancer celles des promoteurs immobiliers informant que la ville de Gatineau est une ville ouverte et accueillante de langue française que Mme Bureau pourrait accompagner en informant les nouveaux résidants de payer leurs impôts au Québec dans leur vraie province de résidence.

*On se rappellera que c’est sous le règne du maire Bureau que la Ville de Gatineau recommandait que les employés municipaux parlant anglais soient mieux payés que les autres en leur accordant une prime à l’anglais!

4 commentaires

  1. Le fédéral met en survaleur leur maîtrise d’une seule langue, la langue de Shakespeare. C’est pourquoi il y a présentement une vague d’immigration massive d’allophones et anglophones dans la région de Gatineau. Le bilinguisme institutionnel à Gatineau n’est pas nécessaire, ni souhaitable. Le multilinguisme individuel, c’est souhaitable, mais le bilinguisme institutionnel à Gatineau n’est pas une bonne solution pour le promotion de la langue française. Quand les statistiques nous disent que le français recule et le bilinguisme avance il faut agir de façon logique.

    Quand t’est fumeur de cigarette atteint d’un cancer, la solution pour le cancer n’est pas de la cigarette contrebande, il faut cesser de fumer.

    Alors, pour renverser l’anglicisation et l’unilinguisme anglophone, il faut d’abord renforcer la Charte de la langue française. Et surtout, défaire le statu quo.

    C’est pourquoi je voterai probablement pour la CAQ cette fois, parce que c’est le seule parti politique en mesure de gagner les élections en 2018 contre le PLQ. Quand un bus du « Love In » passe par dessus la tête à deux reprises, ce n’est pas le temps de courir une troisième marathon politique.

  2. La déclaration du directeur du Collège Héritage à la CBC est inquiétante. Il dit que les étudiantes en soins infirmiers ont de la difficulté à se trouver un emploi parce qu’elles ne maîtrisent pas le français, et il s’en étonne. Hum. Je ne vois pourtant pas ce qu’il y a d’étonnant à cela.

  3. Elle est membre du Barreau? Peut-on lui rappeler son devoir déontologique de promouvoir le respect de la Loi et non la désobéissance à la Loi?

  4. « I think we need to improve that service, ». Comment les comités fonctionnent à l’interne n’est pas un « service » au citoyen. Ne sait-elle pas que c’est une obligation légale de fonctionner en français? Quelqu’un peut le lui rappeler?

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