Campagne électorale québécoise

Un enjeu qui doit occuper une place importante. À vous de vous en assurer!

Une révolution de la jeunesse anglophone contre leurs institutions et leaders semble s’imposer pour forcer l’ouverture!

À la lumière du nombre d’élèves des écoles primaires et secondaires et d’étudiants et étudiantes des cégeps et universités anglophones qui ne maîtrisent pas la langue nationale et de travail du Québec, le français, à la fin de ces différents cycles d’études, il devient urgent de réviser en profondeur les cheminements scolaires du système global de langue anglaise. Devrait-on rendre obligatoire pour tous et toutes, les programmes d’immersion avec un examen de français à la fin du secondaire dont la réussite serait obligatoire à l’obtention du diplôme?

Le système scolaire québécois de langue anglaise a la responsabilité première d’ouvrir l’avenir aux jeunes qui le fréquentent et non de le leur boucher. Il faut être recruteur sur le marché du travail, connaître des étudiants de McGill, de Concordia, de Bishop, des cégeps anglophones ainsi que  des jeunes anglophones des écoles primaires et secondaires pour mesurer l’ampleur du problème!

Il faut reconnaître l’échec lamentable du système scolaire « québécois » de langue anglaise, à un point tel que plusieurs de ces jeunes qui, pourtant aiment bien le Québec, envisagent tout de même de le quitter à la fin de leurs études n’ayant pas obtenu une formation suffisante pour maîtriser la langue de travail nécessaire au marché de l’emploi ou pour y occuper de bons emplois.  Un sondage réalisé pour le compte du Journal de Montréal le confirme.

Les causes de cet échec intergénérationnel, qui perdurera si rien n’est fait, s’expliquent de plusieurs façons, mais principalement par l’image défavorable du Québec français diffusée par les médias, les organismes et les leaders anglophones, par l’attitude des directions des établissements scolaires, cégeps et universités  anglophones qui paralysent le système et par les choix de parents qui s’enferment dans une vision passéiste.

Ne pouvant ignorer ce grave problème, le gouvernement du Québec qui dispose de tout le pouvoir nécessaire pour changer les choses, choisit plutôt par opportunisme électoraliste le statu quo responsable du mécontentement et des tensions sociales, et de l’exode de plusieurs talents…

Une révolution de la jeunesse anglophone contre leurs institutions et leaders semble s’imposer pour forcer l’ouverture!

5 commentaires

  1. Pour obtenir mon diplôme de l’Université d’Alberta en 1985, j’ai dû démontrer par un test officiel (payé de ma poche) que je maîtrisais l’anglais – et ce, même si j’étudiais dans la seule faculté francophone à l’ouest de Winnipeg (Campus St-Jean de l’Université d’Alberta). Mais je comprenais très bien la raison et j’ai passé ce test. Pourquoi est-ce que même genre de test de connaissance du français n’est pas exigé pour obtenir un diplôme secondaire, collégial ou universitaire au Québec? Est-ce encore le « deux poids, deux mesures » quand il s’agit de la minorité anglophone du Québec?

  2. Qu’«ils» quittent le Québec n’est pas une tragédie. Ce qui est inacceptable, c’est que les recruteurs multiculturalistes du plusse meilleur pays au monde puissent les retrouver aussi loin que la Nouvelle-Zélande pour qu’ils votent libéral ou Non.

  3. Je vais poser une question. Ces jeunes anglophones qui votent libéral et qui votent NON, est-ce vraiment une tragédie s’ils quittent le Québec? Je veux bien comprendre qu’on a payé pour leur formation, mais les retenir reviendrait à payer pour des voteurs libéraux et des voteurs pour le NON. S’ils quittent le Québec, on n’aura pas à payer pour leur descendance. De plus, à cause des mariages mixtes, quand un anglophone épouse une immigrante ou une francophone, il donne accès à l’école anglaise à sa descendance, engendrant ainsi des pertes pour nous et entrainant un remplacement de population.

    • Votre réflexion est intéressante, mais puisque le Québec est tenu de financer un système scolaire de langue anglaise, il doit s’assurer que l’on y apprend à maîtriser le français.

      • Très bien dit m. Perrault

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