Votre santé est menacée même au Québec

L’affiche ci-jointe est apposée sur les murs de l’Hôpital du Sacré-Coeur à Montréal. Bien que tous les droits qui y sont énoncés soient intéressants, il y a en a au moins un, celui « de recevoir des services de santé en anglais », qui soulève certaines réflexions et de sérieuses questions.

Quand le Québec a adopté et mis en vigueur la Charte de la langue française, l’objectif était que cessent la discrimination et la répression systémiques dont étaient victimes les Québécois et les Québécoises.  Plusieurs établissements et professionnels de la santé étaient incapables de servir et de soigner la société québécoise en français! Et depuis, on ne cesse de nous rapporter des cas où il en est toujours ainsi!

Par exemple, financé par nos impôts, le Centre universitaire de santé de McGill (CUSM) diplômerait chaque année des médecins ou autres travailleurs de la santé incapables de parler français ou si peu! Le délire anglomane est si envahissant que tout récemment le gouvernement du Québec annonçait l’ouverture d’un nouveau programme de médecine à Gatineau qui relèvera du CUSM de l’Université anglophone McGill et dont l’enseignement sera en anglais les trois premiers semestres pour servir une population à plus de 90 % francophone!

Pourtant, en plus de faire du français la langue du Québec, la Charte de la langue française stipule clairement que tous les Québécois, de toutes origines et sans exception, jouissent tous des mêmes droits fondamentaux d’être reçus, servis et informés et de travailler en français. Cette loi a ainsi fait du français la langue commune d’usage public que tout le monde doit apprendre et connaître. Sur l’affiche en cause, ne devrait-il plutôt pas être inscrit : « Vous avez le droit de recevoir en tout temps, partout et sans exception tous vos services et soins de santé et sociaux en français »?

Et de plus, qu’en est-il du droit fondamental de travailler en français?

Selon vous, qu’en est-il des services et soins en français dans les établissements de santé de l’Alberta, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Écosse…? Et selon vous, en font-ils la promotion à l’aide d’affiches? Et y forme-t-on les futurs médecins en français dans les universités de langue anglaise? Les médecins qui y reçoivent leur diplôme sont-ils incapables de parler anglais?

Adresse utile : http://www.hscm.ca/coordonnees/nous-ecrire/index.html

6 commentaires

  1. « Selon vous, qu’en est-il des services et soins en français dans les établissements de santé de l’Alberta, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Écosse…? »

    Selon vous, devons-nous cesser les services et soins excellents en français dans les établissements de santé en Ontario et au Manitoba ? Si non, pourquoi vous demandez la cessation de tels services au Québec ?

  2. Pierre Hallet…Les anglophones sont à 80% bilingue, mais les parents et grand parents ne le sont pas. C’est façile d’apprendre un langue lorsqu’on est jeune, mais très difficile lorsque l’on prend de l’âge. Vous voulez priver ces gens qui payent beaucoup de taxes de se faire soigner avec un(e) preposé qui peut les comprendre et leur répondre. Honte à vous.

    Les billets içi sont toujours peu accommodants pour les Québecois de langue anglaise et encouragent la division et la haine.

  3. Laissez des anglophones mourir pour nourrir vos fantasmes d’insecurite et de xenophobie? Non. Jamais. Votre jeu destructif est fini.

  4. Hors du Québec… et NON encore partout… point de français… ou si peu que sans une indépendance politique du ROC, point de salut pour la survie du français… 🙁

  5. Tiens, et les Peuples Premiers, l’hôpital leur reconnaît-il des droits linguistiques ? où n’ont-ils qu’à « apprendre et connaître » la langue de France importée puis imposée par les envahisseurs de leur pays ? Paille et poutre…

  6. Scandale……

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