Le supranationalisme du gouvernement canadien ou la manipulation des cerveaux!

Si le Canada est « une » nation, que sont les nations qui le composent?

Gatineau, en ce 3 juillet, date à laquelle en 1608 Samuel de Champlain débarque à Québec!!!

Nous savons tous et toutes que la capitale du Canada n’est pas la capitale « nationale » de celui-ci, mais bien la capitale « fédérale », une capitale qui d’ailleurs ne reconnaît toujours pas un statut officiel et d’égalité à la langue française et à sa francophonie! Nous savons aussi tous et toutes que le 1er juillet est la fête de la Confédération canadienne et non la fête « nationale » du Canada comme on cherche à l’affirmer plus ou moins subliminalement depuis quelque temps; que les parcs « nationaux » du Canada sont les parcs « fédéraux » du Canada; que les régions d’Ottawa et de Gatineau que l’on nomme faussement Région de la capitale nationale n’est en réalité que la Région de la capitale fédérale (RCF)… Nous ne pouvons ignorer la puissance des mots et des valeurs qu’on y associe!

Pourquoi le gouvernement du Canada cherche-t-il à imposer sa vision négationniste de la pluralité de nations au Canada pour imposer la sienne? S’agit-il de la vision postnationale de Justin Trudeau? Les nations, la nation québécoise n’existent plus. Il n’y en a qu’une seule, le Canada multiculturel et multiethnique où l’anglais doit s’imposer comme langue et vision communes! Même le gouvernement de Philippe Couillard et Jean-Marc Fournier multiplie avec force cette vision « fédérale ».

Devant la mauvaise foi si évidente de nos gouvernements, nous faisons appel à la société civile et aux médias, dont les effets multiplicateurs sont incontestables, pour que chaque fois qu’ils rencontrent le mot « national » ils le remplacent par le mot « fédéral »! Il faudrait dire : la capitale fédérale, la région de la capitale fédérale, la fête fédérale, les parcs fédéraux… Et réserver l’appellation « nationale » aux nations.

D’ailleurs puisque le premier ministre du Québec veut reprendre les discussions constitutionnelles avec sa « Politique d’affirmation du Québec », qu’attend-il lui-même, et qu’attendent ses ministres, ses députés et les dirigeants d’organismes publics pour multiplier, ici au Québec et ailleurs, l’usage, dans leurs discours et écrits, du mot nation et pour ajouter toute la force distinctive et rassembleuse du mot « national » à plus de lieux publics, ministères, écoles, célébrations… Philippe Couillard a pourtant bien dit : « Politique d’affirmation du Québec »!