Impératif français est déçu de l’absence du drapeau des patriotes

La Presse Canadienne

En refusant la récente proposition de l’opposition de hisser le drapeau des patriotes à l’un des mâts de l’Assemblée nationale lundi, Québec a manqué une belle chance de «valoriser une page importante de l’Histoire nationale», s’il faut en croire le président du mouvement Impératif français.

En entrevue avec La Presse canadienne, Jean-Paul Perreault a soutenu avoir ressenti une vive déception lorsqu’il a été informé de la décision du gouvernement provincial qui a été justifiée par le fait que ce symbole a été, selon le premier ministre Philippe Couillard, récupéré «unilatéralement» par le mouvement indépendantiste.

De toute évidence, M. Perreault n’a guère été impressionné par cet argument.

Il a, pour sa part, laissé entendre que la rébellion des patriotes ne devait pas être dénaturée et qu’elle se voulait d’abord et avant tout «un moment d’affirmation».

Il a ajouté que les participants à la révolte cherchaient à «s’élever contre la monarchie, contre les abus et contre les décisions prises ailleurs en réclamant un gouvernement responsable».

Il a poursuivi en rappelant que pour certains d’entre eux, la lutte a pris fin sur l’échafaud. Et, à son avis, il est primordial que ses contemporains connaissent cet épisode tragique.

«Comme peuple, il faut savoir ce qui s’est produit», a-t-il martelé.

D’après Jean-Paul Perreault, même si le drapeau vert, blanc et rouge ne flottera pas au-dessus de l’Assemblée nationale lundi, les citoyens ne devraient pas se priver pour autant de souligner la Journée nationale des patriotes.

«Ce sera une belle occasion pour dire: »moi, j’ai le goût comme Québécois de vouloir bâtir, pour maintenant et pour demain, une société différente, unique, reconnue pour ses grandes valeurs, ses créations, ses artistes, ses entreprises, ses universités, ses collèges et ses médias»», a-t-il mentionné, avec ferveur.

«C’est un congé bien sûr. Il faut l’apprécier. Cependant, ce congé a une raison d’exister. C’est pour célébrer, fêter ce que les patriotes ont fait», a déclaré M. Perreault.