« Ottawa-Gatineau » n’est pas une région

Monique Bisson

Dans la foulée d’une autre bêtise linguistique de Tourisme Montréal, qui s’est adressé uniquement en anglais aux francophones d’Ottawa, bien sûr que Tourisme Montréal doit présenter des excuses senties à tous les francophones et francophiles d’Ottawa pour cette erreur empreinte d’une ignorance méprisante que M. Alain Dupuis, vice-président de l’Association des communautés francophones d’Ottawa, a dénoncée avec raison. De plus, bien sûr que Tourisme Montréal doit corriger le tir « tout croche » de ses campagnes publicitaires et adopter une politique linguistique et l’appliquer, sans aucune exception, pour exposer aux yeux du monde que Montréal est la « métropole francophone d’Amérique du Nord », et ce, en présentant une animation uniquement en français lors de tous les spectacles des fêtes du 375e.

Par ailleurs, dans de ce dossier comme dans tous les autres, un « devoir » d’exactitude respectueuse s’impose quand on traite de données relatives à Ottawa, capitale du Canada, et à Gatineau, 4e ville en importance du Québec. En conséquence, l’amalgame « Ottawa-Gatineau », créature irréelle sortie de l’imaginaire radiocanadien depuis trop d’années, ne doit plus être utilisée dans les médias pour rapporter des phénomènes linguistiques et autres parce que la région « Ottawa-Gatineau » n’existe tout simplement pas, point à la ligne.

Note de la rédaction : il s’agit de deux villes différentes, Gatineau et Ottawa, de deux régions différentes, Outaouais et capitale fédérale, dans deux provinces différentes, Québec et Ontario, de deux langues et cultures majoritaires très différentes, française et anglaise… Les amalgamer l’une dans l’autre avec un trait d’union, une oblique ou sans trait d’union ou oblique pour en faire une seule ville, une seule région, c’est nier « notre » notre nation, notre identité, notre existence!

2 commentaires

  1. Vous accoutrez sans cesse vos revendications linguistiques et identitaires d’oripeaux idéologiques nauséabonds. Ce faisant, vous aggravez le fossé avec le reste de la population canadienne et vous vous désolidarisez complètement du reste de la Francophonie.

    Il serait sans doute plus constructif de dépenser votre énergie à rehausser le niveau de français des Québécois que de distiller ce genre de venin à l’envi.

    Il semble que vous ayez quelques petites choses à apprendre en matière de proximité géographique, sociale et linguistique. Regardez du côté de la Finlande et de la Suède, par exemple : Haparanda (située en Suède, suédophone) et Tornio (située en Finlande, finnophone) sont exemplaires en ce qui a trait à la « cohabitation intelligente » entre deux PAYS (avec deux cultures, deux identités et deux langues complètement différentes)…

    Faites vos recherches et allez voir ce qui se passe aussi entre le Brésil et l’Uruguay, en Belgique, en Suisse, etc.

    Mais bien sûr, vous trouverez toujours des oreilles bienveillantes qui se délecteront de ce genre de diatribes.

    Notre pays est bilingue et majoritairement anglophone. Nous avons deux langues officielles qui ont même statut au regard de la loi. Si vous souhaitez la survivance du français, ouvrez vos esprits, vos cœurs, mais aussi vos livres de grammaire et vos dictionnaires…

  2. Bien d’accord avec ce que vous dénoncez Mme Bisson! Je crois que Radio-Canada et autres médias qui amalgament Ottawa-Gatineau s’inspirent du site d’annonces Kijiji.ca ; en effet, si vous cherchez un article à vendre sur ce site dans Gatineau, vous devez cliquer en Ontario, puis dans Ottawa-Gatineau! Quelle aberration, il faut aussi le dénoncer !

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