Les pratiques anglicisantes de ST-Hubert

St-Hubert - Life after workAu Québec, il n’y a qu’une seule langue commune et officielle que tout le monde doit connaître sinon apprendre, le français. Par conséquent, tout ce qui est en français au Québec s’adresse à tout le monde sans exception.

Dans la réponse ci-dessous de l’Équipe de communications de St-Hubert, on confond la vision fédérale des « deux langues officielles » qui ne s’applique qu’aux établissements du gouvernement fédéral avec celle « de seule langue officielle et commune » du Québec, le français.

Les St-Hubert du Québec éviteraient les situations qui font ici l’objet de plaintes, si toute leur publicité au Québec n’était qu’en français, langue commune que tout le monde doit connaître sinon apprendre au Québec.

Les recensements fédéraux révèlent que plus de 96 % de la population du Québec dit connaître le français. Le reste de la population, dont une bonne partie sont des enfants, doit être encouragée à l’apprendre.  C’est le rôle de tous et de toutes!

Jean-Paul Perreault
Président
Mouvement Impératif français

Réponse de St-Hubert à la plainte d’un citoyen : 

De: Groupe St-Hubert <communications@st-hubert.com>
Objet: En réponse à votre commentaire
Date: 13 juillet 2016 13:50:58 UTC−4
Répondre à: « Pilon, Jezabel » <JPilon@st-hubert.com>

Ceci fait suite à la réception de votre message datée du 11 juillet concernant l’importance de respecter la langue française.

Nous comprenons votre position, car étant une entreprise d’origine québécoise qui emploie près de 10 000 Québécois, nous portons une attention particulière à l’utilisation du français dans nos milieux de travail tant au Québec qu’en Ontario et au Nouveau-Brunswick. D’ailleurs, depuis 64 ans, St-Hubert est en règle auprès de l’Office québécois de la langue française en terme de langue utilisée dans nos rôtisseries.

À cet effet, vous devez savoir que toutes les pièces marketing produites le sont bien sûr dans les deux langues officielles. Qu’ils s’agissent de menus, de napperons, de publicités ou encore d’affiches en restaurant, tout est imprimé et livré dans les deux langues.  En conséquence, si vous avez malheureusement été témoin d’une situation extraordinaire, soyez assuré que nous prenons des mesures immédiates pour qu’elle soit corrigée dans les plus brefs délais.

Encore une fois, vos préoccupations nous touchent et merci de nous avoir fait part de votre commentaire, que nous prenons très au sérieux.

Cordialement,

L’équipe des Communications
Groupe St-Hubert
communications@st-hubert.com
JPilon@st-hubert.com

2 commentaires

  1. Moi aussi j’adore vos concours! Fait et refait.

  2. PLUS JAMAIS ST-HUBERT

    Outre que le café y est (ou était, en tout cas) parfaitement imbuvable, j’ai abandonné St-Hubert (ainsi que ma famille, du même souffle : même les enfants ont très bien compris cette leçon de dignité sociale) il y a de nombreuses années. Ça doit bien remonter à une bonne douzaine d’années.

    J’en avais assez de ce bilinguisme systématique partout présent.

    Jusque sur les napperons !

    Au Québec il y a une langue officielle, une seule. Et c’est le français.

    Alors, ce bilinguisme insidieux de St-Hubert, pour mieux nous enfoncer l’anglais dans la gorge, j’en ai… soupé depuis longtemps.

    Ça m’attristait de devoir agir de la sorte auparavant. Compte tenu qu’il s’agissait d’un fleuron de l’entreprenariat québécois.

    Mais depuis que ça été vendu à des intérêts «canadian» (sans que le gouvernement Couillard ne lève le petit doigt : Toujours le «Canada First and Foremost !», quoi, pour ce PM qui chaque jour trahit un peu plus le Québec avec l’enthousiasme du prosélyte de la « Canadian Religion »), j’éprouve, disons, moins de scrupules.

    Morale de l’histoire : le bilinguisme dont parle le représentant de St-Hubert, soit monsieur J. Pilon, outre de se révéler profondément malhonnête (rien, absolument rien, au Québec, en effet, n’exige la présence de l’anglais : seul le français est obligatoire), est tout simplement dégoûtant.

    Un propos comme celui-là confirme tout à la fois que St-Hubert prend les Québécois pour des imbéciles, et que ce faisant l’entreprise, par la voix de monsieur J. Pilon, se comporte elle-même en colonisée contente de son parfait ridicule.

    Bref. Ce mot de monsieur J. Pilon reconduit désormais, et définitivement, ma décision de ne jamais, jamais, plus remettre les pieds dans les établissements de cette maison d’affaire autrefois québécoise.

    Et « Bravo Maman ! », me lancent tout de go les enfants… et leur papa.

    MLM

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