Le Barreau doit respecter son Code de déontologie!

« Servir la justice et agir avec dignité, intégrité, respect...»

Barreau du Québec 2016

Montréal, le 8 juillet 2016 – « Ce sont le Barreau du Québec, le Conseil de la magistrature, la juge Karen Kear-Jodoin et le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland, qui mériteraient d’être trouvés coupables de « faute déontologique » et sévèrement sanctionnés pour leur attitude méprisante à l’endroit du Québec », de déclarer le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault.

C’est pourtant clair! Selon le Code de déontologie, tout avocat « doit servir la justice » et « agir avec dignité, intégrité, respect…». Voilà pourtant ce qu’a tout bonnement fait Me Frédéric Allali en demandant que les jugements rendus au Québec soient en français, mais encore plus lorsque toutes les parties sont francophones, comme ceci était le cas de la cause qu’il représentait devant la juge Kear-Jodoin. Le Conseil de « discipline » du Barreau en a décidé autrement et le « sanctionnera » pour son « manque de respect »!

Nous félicitons Me Allali qui, en plus de demander la normalité à savoir que les jugements soient rendus en français au Québec, avait aussi déploré, ce que nous savons tous, les délais abusivement longs dans le traitement de la justice par les tribunaux.

Nous demandons à la société québécoise et aux avocats d’exiger du Barreau des rétractations et, puisqu’il le faut, d’envisager même d’obtenir des changements dans la gouvernance de cet Ordre professionnel.

Source :

Jean-Paul Perreault
Président
Mouvement Impératif français

Pour en savoir plus : http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/201607/08/01-4999043-un-avocat-sanctionne-apres-setre-plaint-davoir-recu-un-jugement-en-anglais.php

4 commentaires

  1. On voit l’influence néfaste et voulu des deux paliers de gouvernement libéral. Le français s’essouffle et perd du terrain. Réagissons –

  2. Merci pour votre article, mais savez-vous que c’est la première année que le Barreau délivre une carte de membre bilingue? Une amie a tenté sans succès d’avoir sa carte en français.

  3. La loi du plus fort n’est-elle pas en elle-même une entrave à la justice? La résipiscence de ces lieux de pouvoir est incompatible avec la façon dont ils sont structurés; ils sont immunisés de l’intérieur. Il faudrait que dans la somptueuse dialectique de n’importe lequel des codes de déontologie donne la main au courage de l’arbitraire transparent et de la rectitude morale.

  4. La source « fédéraliste à souhait » ne manque aucune occasion de mépriser le Québec des Québécois francophones au profit des « canadians anglophiles et trop souvent francophobes… Qui a peur de nous à ce point ??? – car c’est le sens premier (éthymologique) de francophobe : « peur des francos »…

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