Conséquences du BREXIT pour les langues officielles de l’Union européenne

Résistance à l’empire anglo-saxon-germain et à son globish-pour-tous niveleur par le bas

Brexit 2016(…) La campagne « Brexit et langues officielles de l’UE » que nous lançons depuis quelques semaines en France et dans divers pays directement concernés dans l’UE (Belgique, Luxembourg, et, pour leurs langues nationales propres : l’Allemagne, l’Italie…) : ce qui se joue à Bruxelles en matière de langues officielles ne peut manquer de se répercuter en Francophonie et partout dans le monde. D’une certaine façon, une victoire pourrait être, de surcroît, l’un des nécessaires antidotes au « TAFTA » (Le projet d’accord de libre-échange transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis, désigné par les acronymes Tafta et TTIP)

Objectifs, argumentaire, démarche, de cette campagne sont décrits dans deux articles en PJ sur cette nouvelle action inter-associative « Brexit« .
Nous visons d’abord vous, (…), ainsi que des mouvements politiques et associations attachés aux patries et aux langues nationales, tant en France qu’ailleurs, à l’occasion des négociations sur le Brexit.

Il s’agit de rien moins qu’une tentative de chasser l’anglais de son rôle de langue officielle et frauduleusement dominante dans l’UE, outrageusement et cauteleusement privilégiée jusqu’à devenir quasi unique en fait, au bénéfice politique, culturel et économique (énorme) de l’empire anglo-saxon-germain.

La bataille promet d’être très rude, à supposer même que nous trouvions dans notre camp en Europe tel ou tel Chef d’État ou de gouvernement doté d’assez de vision, de charisme pour la faire partager, et de courage pour déterrer la hache de guerre et donner le signal à d’autres chefs prêts à entraîner leurs propres États et peuples dans cette haute aventure noble, mais du moins vraisemblablement non sanglante.
Une belle aventure qui devrait être française, qui se trouve être européenne, en fait, propre à séduire aussi les partisans d’une vraie Europe européenne, non vassale, libérée de l’empire.
Nous croyons que les francophones et les autres lésés d’Europe peuvent et doivent mener, ensemble, au moins un vrai baroud d’honneur sur ce très important sujet. (…)

Aux associations et mouvements hors de France qui se sentent concernés et ont envie d’agir nous proposons de :

  • saisir leurs media ;
  • envoyer des messages aux Président et PM français, ainsi qu’aux autres candidats à la Présidence les pressant de profiter du Brexit pour écarter l’anglais langue officielle de l’UE, au nom du difficile combat mené par les francophones maternels d’Europe et d’Amérique ;
  • envoyer à des médias français des encouragements à se saisir vigoureusement de cette opportunité rare de desserrer l’étau de l’anglais et de briser le carcan de l’hégémonie impériale que nous subissons tous. (…)

Aux parlementaires français s’ouvre tout leur vaste champ des possibles, qu’ils connaissent mieux que nos associations.
L’enjeu, vous le connaissez comme nous, mieux que nous : il est à la fois national, international, social et civilisationnel.

Veuillez recevoir l’expression de notre foi dans votre esprit de résistance à l’empire anglo-saxon-germain et à son globish-pour-tous niveleur par le bas, de notre gratitude, et de notre haute considération.

Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien instituteur, conseiller culturel et de coopération, puis ambassadeur de la France, commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band), président d’Avenir de la langue française (ALF), du Forum francophone international (FFI-France), co-animateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 de M. Abdou Diouf, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

8 commentaires

  1. C’est une bonne chance pour la promotion de l’espéranto langue seconde commune de ses citoyens.

  2. Il n’ y a plus de pays de langue anglaise dans l’UE. L’anglais n’à plus lieu d’être une langue officielle de cette organisation.

    • Malte.

      • Malte et l’Irlande ont choisi respectivement le maltais et l’irlandais comme langues de communications avec l’UE, et non l’anglais. Cela signifie que lorsque le Royaume-Uni sera sorti de l’UE, plus aucun pays n’utilisera l’anglais et que ce dernier disparaîtra donc en tant que langue officielle et de travail. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a déjà décidé de ne plus jamais s’exprimer dans cette langue. Tout le monde va lui emboîter le pas. J’ajoute que les institutions européennes peuvent parfaitement fonctionner sans l’anglais. Enfin, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne entraînera un effondrement du poids géopolitique de cette langue au sein de l’Union. Le français redeviendra ainsi une langue de travail prisée, statut d’autant plus mérité que les trois capitales de l’Europe (Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg) sont francophones.

  3. Tiens ? À peine parle-t-on de Brexit que surgissent des personnes prêtes à rêver que le français devienne la langue officielle (on n’osera pas dire frauduleusement dominante,,outrageusement et cauteleusement privilégiée) jusqu’à devenir quasi unique dans l’UE, en fait,au bénéfice politique, culturel et économique (énorme) de l’empire francophone. Marrant !

    • Le français est déjà une des langues officielles de l’Union inculte ducon. Comme les autres tout simplement et une des langues des pays fondateurs. D’autant plus normal que même lorsque le parasite anglais était là, elle était déjà en nombre la seconde langue maternelle la plus parlée dans l’Union après les allemands.

      • « … après l’allemand ». correctif de la fin du message précédent.

  4. Effectivement la langue anglaise n’a plus lieu d’être au sein de l’Union Européenne. Je conçois que l’Irlande a pour langue officielle l’anglais mais aussi le Gaëlique. Donc la langue de Molière doit retrouver le statut qui était le sien avant que le Royaume Uni n’intègre l’Europe.

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