« Au Sommet francophone de Madagascar une motion post-Brexit ! »

Motion pour le Sommet d'Antananarivo, présentée notamment par l'Association francophone d'Amitié et de Liaison (AFAL):

drapeau-europe« NDLR : L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne peut se désintéresser de la situation des langues officielles et de travail dans l’Union européenne (UE) après le Brexit.

ALF a donc rédigé la motion ci-dessous endossée le 19 septembre par l’Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL), présidée par l’ancien ministre de la Coopération M. Jacques Godfrain.

Le prochain Sommet des Chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage se réunit dans deux mois à Antananarivo (Tana, à Madagascar).
La motion y est acheminée par l’AFAL, agréée par l’OIF. 

ALF la présente aussi au ministère français des Affaires étrangères et de la Coopération, ainsi qu’à des délégations africaines à ce Sommet. »

Albert Salon.

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Motion pour le Sommet d’Antananarivo, présentée notamment par l’Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL):

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement des pays ayant le français en partage, réunie le     novembre 2016 à Antananarivo;

  • Considérant que les langues officielles de l’Union européenne(UE) sont celles que les États membres ont attestées officielles chez eux lors de leur adhésion ;
  • Considérant que la langue anglaise est une des langues officielles de l’UE et de la plupart des organes de celle-ci, ce depuis l’adhésion du Royaume-Uni en 1973 ;
  • Considérant que divers grands efforts convergents ont donné depuis lors à l’anglais une position de fait de langue principale, tendant à être unique, en imposant aux administrations nationales continentales de traiter en anglais les textes et documents officiels de l’UE émis dans cette langue, le plus souvent sans traduction, et de répondre à Bruxelles dans cette même langue ;
  • Considérant que la France et d’autres pays membres souhaitent un rééquilibrage des langues au sein de l’UE ;
  • Considérant que la Communauté des pays ayant le français en partage est directement concernée par cette minoration du français sur le plan mondial ;
  • Considérant que le peuple anglais a voté, lors du referendum du 23 juin 2016, la sortie de l’UE par le Royaume-Uni ;
  • Considérant qu’en vertu de cette importante décision, l’anglais perd son seul pays membre de l’Union porteur de sa fonction officielle dans l’UE ;

 

Appuie avec force la revendication des pays et sociétés civiles francophones au sein de l’UE – convergeant avec celle de pays européens allophones – de ne plus admettre l’officialité de l’anglais dans l’ensemble des instances de l’Union ainsi amputée. Ce qui entraîne que tous textes et documents officiels devront être rédigés et traités dans d’autres langues communautaires, dès que la sortie (« Brexit ») sera devenue effective.

1 commentaire

  1. On se plaignait que la prédominance de l’anglais avantageait indûment l’un des membres de l’Union. S’il s’en retire, cela devrait régler ce problème en remettant à égalité les membres restants, non ? ou alors faut-il relancer les vingt langues restantes… à égalité, bien sûr ?

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