Québec abandonne ses compétences internationales

Welcome to Canada 2015Une nation qui se respecte ne peut accepter qu’une autre lui impose ses volontés. Et pourtant nous savons tous que le Canada projette internationalement l’image d’un pays anglophone!

Les assauts sont nombreux. Par exemple, les missions diplomatiques étrangères établies au Canada, les services frontaliers canadiens, les compagnies aériennes, nos aéroports internationaux… accueillent en anglais les visiteurs, les immigrants, les réfugiés et touristes étrangers. Pour le Canada et le gouvernement fédéral, le Québec et la francophonie canadienne et internationale n’existent pas ou à peine un peu pour la façade!

Le Québec a subi et continue de subir les effets dévastateurs de l’image du Canada à l’étranger et de ses politiques étrangères : immigration anglicisante, suprémacisme anglophone, diminution du poids relatif du Québec et de la francophonie au sein du Canada, assimilation et érosion culturelle, développement en anglais des marchés internationaux, rayonnement au sein des organismes internationaux…

Les gouvernements du Québec sous Jean Lesage, René Levesque, Robert Bourassa, Jacques Parizeau, Jean Charest, Pauline Marois avaient tous compris que le respect, le développement et le rayonnement international de la nation québécoise ne pouvaient passer par le gouvernement anglophone du Canada. Ils avaient tous compris qu’une nation qui se respecte ne peut accepter qu’une autre lui impose ses volontés. Ils ont tous cherché à contrer l’homicide culturel et économique canadien du Québec en ouvrant à l’étranger des délégations, bureaux et maisons du Québec. Sauf…

Sauf le gouvernement libéral actuel de Philippe Couillard qui, lui, veut plus de ce que nous ne voulions plus, c’est-à-dire être encore plus oubliés, ratatinés ou écrasés internationalement. La Presse Canadienne le confirme dans un article publié par Radio-Canada, La diplomatie québécoise amputée, dont voici un extrait : « Le mouvement de repli du Québec à l’étranger se poursuit avec l’abolition de près du quart des postes composant son réseau de représentation internationale. La diplomatie québécoise est en voie d’être amputée de 50 des 208 postes de fonctionnaires présents dans l’ensemble des délégations générales, délégations, bureaux et antennes autour du globe. Le nombre de postes coupés a été confirmé par le cabinet de la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, qui effectue le grand ménage promis en mars. Elle n’avait cependant pas indiqué alors l’ampleur des coupes à venir. En huit ans, de 2007 à 2015, son ministère aura littéralement fondu, perdant 144 postes, alors que le nombre d’employés à temps complet est passé de 576 à 432. »

Adresse utile :

 

Christine St-Pierre Ministre des Relations internationales et de la Francophonie

Christine St-Pierre
Ministre des Relations internationales et de la Francophonie
acadie@mri.gouv.qc.ca