Mieux vaut être anglophone au Québec que francophone en Flandre

Par Jean Quatremer correspondant pour Libération

Libération(…) Entrez dans n’importe quel magasin de Montréal, comme je l’ai fait cet été. On vous accueillera d’abord en anglais et si vous êtes francophone, on passera, en souplesse et sans agressivité, au français. Et pourtant la capitale économique du Québec est très majoritairement francophone et le Québec est terre francophone.

Est-il imaginable qu’à Anvers, ville ouverte sur le monde en théorie, les commerçants vous parlent d’abord en français, avant de passer au néerlandais ? Non bien sûr. C’est dire le monde qui sépare la Flandre de «Belle province». Ce qui n’empêche pas les indépendantistes flamands de la citer en exemple afin de clouer le bec aux Francophones belges qui osent protester contre l’application stricte du principe de territorialité linguistique en Flandre.

Il suffit de comparer la situation des deux «provinces» (au sens canadien du terme) historiquement, politiquement et enfin linguistiquement pour se rendre compte que comparaison n’est pas raison.

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