L’image internationale du Canada

Le suprémacisme gouvernemental et institutionnel anglophone écrase la francophonie canadienne et le Québec.

John Baird

John Baird

Résultat des politiques nationales et internationales du gouvernement fédéral, le Canada n’est pas connu et reconnu comme un pays de langue française dans le monde contrairement à ce qu’ìl affirme. Au-delà d’une reconnaissance de statut, le français y est souvent exclu ou banalisé. Le suprémacisme gouvernemental et institutionnel anglophone écrase la francophonie canadienne et le Québec.

Effectuée par un de nos correspondants, M. Michel Leduc (m_leduc@videotron.ca), une recherche sommaire, par exemple dans le secteur  achats en ligne de logiciels, permet de le reconfirmer.  En ce qui concerne l’enregistrement, l’abonnement et la création d’un compte utilisateur ainsi que le service de soutien et la disponibilité de la documentation lors de relations avec des entreprises américaines, aussitôt que l’on choisit Canada, on tombe sur le service en anglais.  Si on a le choix de la langue, on choisit français, alors on se retrouve en France. Voici quelques exemples :

En naviguant pour trouver le site de la compagnie Avid, fabricant mondial de logiciels, on trouve un résultat de recherche en français.  On arrive donc sur cette page http://www.avid.com/FR/. Comme vous pouvez le constater dans le coin supérieur droit, nous sommes en France.  Si on souhaite communiquer avec le soutien technique en français, on nous donne un numéro de téléphone en France https://www.avid.com/FR/support/support-contact/  . Il faut donc communiquer en anglais en composant le numéro sans frais offert aux États-Unis.

Sheilly Glover

Sheilly Glover

La compagnie de logiciels Corel n’offre qu’une page en anglais pour les Canadiens.  http://www.corel.com/corel/?storeKey=ca .  Au niveau du soutientechnique, par téléphone ou par courriel, tout se passe en anglais.  Fait très surprenant, la compagnie est canadienne!

Trend Micro fabrique et vend des logiciels dans le monde.  Sa page destinée aux Canadiens est en anglais.  http://www.trendmicro.ca/en-ca/

Eset fabrique et vend des logiciels mondialement.  Lorsque l’on souhaite communiquer avec eux, le formulaire offert pour le Canada est en anglais. http://www.eset.com/us/business/contact/

Sendblaster offre une version française pour ses clients, mais la page est conçue exclusivement pour la France puisque tous les prix sont en euros. http://www.sendblaster.fr/revendeurs-logiciel-emailing/

Ease affiche sur sa page Internet les coordonnées pour contacter le soutien technique pour le Canada.  On y répond exclusivement en anglais.  Ces coordonnées sont les mêmes pour le Canada que pour les États-Unis.  http://ease.afmg.eu/index.php/ea-support-en.html

On ne peut fermer les yeux sur cette exclusion quasi systématique de la francophonie canadienne. Ce phénomène d’exclusion est vécu plusieurs milliers de fois chaque année par Canadiens et Québécois. Tout ceci ne peut donc être que le résultat souhaité par le gouvernement du Canada. Qu’ont fait par le passé et que font aujourd’hui le ministère des Affaires extérieures, Patrimoine canadien, le Commissariat aux langues officielles…?

Adresses utiles :

Shelly Glover
Ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles
shelly.glover@parl.gc.ca

John Baird
Ministre des Affaires étrangères
john.baird@parl.gc.ca

Christian Paradis
christian.paradis@parl.gc.ca
Ministre du Développement international

Graham Fraser
Commissaire aux langues officielles
OfficialLanguages@ocol-clo.gc.ca
info@ocol-clo.gc.ca

Source :
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français