Les anglophones n’ont pas à se plaindre, dit J-P Perreault

« En période préélectorale, ça dégage une odeur politicienne déplaisante. »

Les anglophones n’ont pas à se plaindre, dit J-P Perreault

Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perrreault, a réagi au sondage de CBC qui a révélé qu’au cours de la dernière année, la moitié (51%) des anglophones et des allophones ont envisagé de quitter le Québec.

Jean-Paul Perreault estime que ce sondage ne traduit aucunement les migrations de populations québécoises.

« Le Québec accueille bon an mal an 50 000 immigrants, alors si c’était si triste vivre au Québec, comment ça se fait qu’ils choisissent le Québec? Sur 10 ans, on parle d’un demi-million, concentré surtout à Montréal à 90%. »

Si les mouvements migratoires ne sont pas représentés dans ce sondage, ceux de l’Outaouais le sont encore moins, selon M. Perreault.

« Si c’est si difficile de vivre au Québec, comment ça se fait que plusieurs Ontariens viennent y vivre pour tirer avantage des garderies et du prix des propriétés deux fois moins cher, pour envoyer leurs enfants dans les universités au tiers des frais et profiter des espaces verts? Un grand nombre viennent y vivre parce qu’ils trouvent ça extraordinaire, mais plusieurs le font en nous volant et paient leurs impôts en Ontario. »

Il enchaîne: « Dites-leur de déménager à Toronto, à Vancouver ou à Calgary s’ils ne sont pas contents et bonne chance! Ici, il leur reste de l’argent pour avoir un minimum de qualité de vie, pour sortir au restaurant ou aller voir un spectacle. Là-bas, il leur en manquerait pour les besoins de base. »

Une stratégie politique

Pour M. Perreault, il est clair que les médias anglophones se positionnent encore contre la Charte de la laïcité, à la veille d’une annonce possible d’élections.

« C’est un sondage qui cadre bien avec toute l’opération salissage qu’on a observée quand on a voulu modifier la charte, surtout par les médias anglophones. Et ça arrive en période préélectorale, alors ça dégage une odeur politicienne déplaisante. »

« Je trouve ça dégueulasse, c’est le mot, « dégueulasse », poursuit-il. C’est une manœuvre facile de sondage de perceptions. C’est déplorable. Même les anglophones qui vivent au Québec doivent être déçus d’être utilisés ainsi. »

 

 

Extrait de http://www.info07.com/Actualites/2014-02-26/article-3628383/Les-anglophones-nont-pas-a-se-plaindre%2C-dit-J-P-Perreault/1

4 commentaires

  1. We are all Canadians, we should feel at home anywhere in the country (Canada, which includes Quebec)

    • Even all french Quebecers should feel at home anywhere in the country including Canada

  2. Au téléphone, les questions sont relativement peu nombreuses. « Vous sentez-vous intégrés? » Cette question se base sur un sentiment personnel mais ne fait pas état, premièrement, du lieu de résidence (quartier anglophone ou quartier francophone), de l’effort que font les anglophones et les immigrants pour apprendre la langue française, de l’emploi qu’ils occupent, de l’école fréquentée par les enfants, des garderies…
    Avant de s’installer au Québec, par rapport à d’autres provinces surtout anglophones, il faut considérer ses besoins et les comparer aux projets et à la philosophie des résidents de longue date. Les néo-québécois ne doivent surtout pas venir avec l’intention d’obliger les francophones à adopter leurs coutumes et à vouloir des accommodements dits raisonnables.

    • Dieu que vous avez raison

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