Le leadership fédéral de la francophobie

Le cas John Baird

Le leadership fédéral de la francophobie

Il aura fallu plus de deux ans depuis le dépôt des plaintes pour que le ministre des Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada, John Baird, annonce qu’il a enfin abandonné son affront au Québec et à la francophonie et qu’il « ne possède (plus) de cartes professionnelles en anglais seulement ». (voir la lettre ci-dessous) Plus de deux ans! Pas étonnant de constater toute l’étendue des sentiments francophobes au Canada lorsque les ministres canadiens en donnent eux-mêmes l’exemple. Pire, en assume le leadership! (

Graham fraserIl aura aussi fallu plus de deux ans pour que le Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, obtienne une réponse de John Baird et plus de deux ans et demi après le dépôt des plaintes, pour que les plaignants apprennent enfin que John Baird avait abandonné cette pratique méprisante (cartes professionnelles unilingues anglaises) d’exclusion ou de suprématie anglophone.

Pas étonnant que le Canada soit vu internationalement comme un pays anglophone quand le ministre des Affaires étrangères nie et cache lui-même l’existence de la francophonie.

Un détail direz-vous. Mais les cartes de visite et cartes professionnelles ne sont que la pointe de l’iceberg et on peut facilement s’imaginer ce qu’il advient du droit d’être servi et de travailler en français dans la fonction publique fédérale.

 

Jean-Paul Perreault

Président

Mouvement Impératif français

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