« Je ne suis pas un ‘redneck’ »!

« Tant pis si nous devons avoir l’armée… Ce qui se passe en Crimée, c’est exactement la même chose qui se passera d’ici trois ans… relevant l’inaction et la mollesse du gouvernement Harper dans toute cette histoire et le manque d’audace des résidents de l’autre côté de la rivière. (et il ajoute : ) « Je ne suis pas un ‘redneck’ »!

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Bulletin d'Aylmer

Rendre à Poutine ce qui appartient à Poutine … à Aylmer ce qui appartient à Aylmer

Par Sylvie Filion | Publié : 24 mars, 2014

Erik Scobie

Le 11 mars, un homme d’Aylmer entre dans le bureau. Son nom est Erik Scobie. Il a 65 ans et demeure non loin du Bulletin d’Aylmer, sur Maple Grove. Il clame fièrement son origine aylmeroise et anglophone et prête presque son allégeance à Vladimir Poutine. En effet, il vient faire entendre la voix, certes plus radicale, mais bien présente.

« Merci de m’avoir écouté. Ça m’a permis de me défouler », dit-il. « À un mois, mes parents ont emménagé ici. Je demeure à Aylmer depuis ce temps », ajoute-t-il. « Aylmer a beaucoup changé », continue-t-il en retournant loin derrière, se rappelant qu’à une époque il y avait 35 % d’anglophones et 65 % de francophones. Depuis, il a vu des noms de rues, la population changer et surtout les mentalités se radicaliser.

Voilà que le gouvernement péquiste au pouvoir l’amène à envisager la séparation du Québec comme un mur de Berlin, un mur psychologique dressé entre les fédéralistes et les séparatistes. « Ce qui se passe en Crimée, devrait aussi se passer ici à Aylmer, fait-il. Notre gouvernement devrait s’inspirer de l’exemple du président Poutine qui a l’audace de prendre ce qui lui appartient. Nous devrions laisser aux séparatistes les régions qui veulent se séparer, donner au PQ tout le Nord du Québec. Tant pis si nous devons avoir l’armée pour exécuter cette manœuvre », de lancer M. Scobie.

Ce qui embrase le discours d’Érik Scobie davantage, c’est toute cette histoire de référendum et d’idéologie qui alimente le séparatisme présenté par les péquistes et qui hante les québécois de ce coté-ci de la frontière attachés à leur mère patrie, le Canada en l’occurrence.

« Je crains Pauline Marois. Puis, avec l’arrivée de son potentiel successeur, Pierre Karl Péladeau, j’imagine le portrait du Québec », dit-il en précisant que la partisannerie PKPéiste tire ses origines non pas du cœur de la culture des Québécois, mais de l’esprit du gain et du profit.

« Ce qui se passe en Crimée, c’est exactement la même chose qui se passera d’ici trois ans dans cette région. Je me sens tout à fait menacé », avoue M. Scobie, relevant l’inaction et la mollesse du gouvernement Harper dans toute cette histoire et le manque d’audace des résidents de l’autre côté de la rivière. « Je ne suis pas un ‘redneck’. Je mets seulement cette réalité en lumière. Pauline Marois ne nous fera pas ça ni à toi ni à moi », de conclure l’homme.