ROGERS ROULE « LE DEVOIR » DANS LA FARINE

Att. : Rédaction du Devoir
Redaction@LeDevoir.com 

ROGERS y va derechef de ses publicités bilingues dans les pages numériques du Devoir !

Et Le Devoir qui – de nouveau – n’y voit que du feu…

SVP ! gens du Devoir, faites comprendre à votre commanditaire que cette politique acharnée (c’est le mot !) du deux poids / deux mesures (publicités bilingues, systématiquement bilingues, sur les sites – tous les sites cybernéens – québécois / publicités unilingues anglaises sur tout autre site canadien non francophone) est carrément ignoble.

Car il s’agit, sciemment orchestrée, d’une « politique » profondément méprisante de la langue et de la culture des Québécois, ainsi que des Franco-canadiens de manière plus générale.

Bref, on croirait avoir à faire à Metro, Pharmacies Brunet et autres Van Houtte

Entreprises on ne peut plus québécoises, celles-là…! Comme chacun sait.

À moins, bien sûr, dans la foulée des discussions d’une entente de libre-échange avec l’Europe (avec Pierre-Marc Johnson, il est de mise de rester sur nos gardes, n’est-ce pas), que l’on ait oublié de m’informer que le Québec est désormais territoire de l’Hexagone. Dont la plus grande sinon l’unique ambition semblât consister à devenir anglo-saxonne mur-à-mur. Et dans les plus brefs délais, please.

Bref, je suis consterné de constater que ce quotidien, enfant chéri d’Henri Bourassa, soit si peu attentif à des gestes d’agression aussi probants.

Et obstinés.

Frédéric Sébastien,
Québec, cette ultime journée de 2012