Red Bull Crashed Ice

L’Association a relancé les conseillers municipaux de Québec au sujet du fameux Red Bull crashed ice. Dans une lettre adressée à chacun au cours de la première semaine de décembre, l’Asulf recommande des voies de contournement face au refus des organisateurs de modifier l’appellation de l’activité afin de lui donner un vernis francophone ou français.

Voici l’essentiel de la lettre :

 

Mesdames et Messieurs les conseillers,

La compétition Red Bull Crashed Ice aura lieu de nouveau à Québec en mars prochain sous sa seule appellation anglaise…

Les organisateurs de l’activité semblent réticents à tenir compte de l’environnement linguistique local. La Ville ne doit pas clouer le drapeau /. … l’administration municipale devrait…  mettre en branle des solutions de contournement. /… en utilisant d’autres mots plus respectueux de notre langue dans certains contextes et en parallèle : débats au conseil municipal, discours, communiqués, conférences de presse, textes du journal de l’Administration. Il n’y aurait pas de faute à glisser « grande déboulée » ou une autre expression française après avoir utilisé l’appellation officielle anglaise.

asulf

Mesdames et Messieurs les conseillers,

La compétition dite du Red Bull Crashed Ice aura lieu de nouveau à Québec en mars prochain sous sa seule appellation anglaise, semble-t-il. L’appellation unilingue continue de faire tache dans la capitale de l’Amérique francophone. Aussi l’Asulf a-t-elle écrit à Monsieur le maire il y a une semaine pour lui faire part de sa position.

Les organisateurs de l’activité semblent réticents à tenir compte de l’environnement linguistique local. La Ville ne doit pas clouer le drapeau cependant. La compagnie Red Bull sait faire des compromis à l’occasion. Mais l’administration municipale devrait, de son côté, mettre en branle des solutions de contournement. On pourrait faire quelques trouées dans le monopole de l’expression anglaise en utilisant d’autres mots plus respectueux de notre langue dans certains contextes et en parallèle : débats au conseil municipal, discours, communiqués, conférences de presse, textes du journal de l’Administration. Il n’y aurait pas de faute à glisser « grande déboulée » ou une autre expression française après avoir utilisé l’appellation officielle anglaise.

Depuis 2008, divers groupes et contribuables ont fait des observations et des recommandations : Comité des citoyens du Vieux-Québec, Association des guides touristiques, Office québécois de la langue française, traducteur de la capitale fédérale. L’Asulf a fait de même. On a suggéré des solutions de rechange : Grande Déboulée Crashed Ice, Déboulée Red Bull Crashed Ice, etc.

Un effort de francisation, même partiel, contribuerait au dynamisme, à l’actualisation et à la vivification du français en sol québécois. Le français possède les moyens de se renouveler selon sa propre logique et son propre lexique. L’Administration et les élus de la capitale peuvent et doivent donner l’exemple.

 

Le président de l’Asulf

Gaston Bernier

c.c. Monsieur le maire