Pratique à grande échelle de discrimination et d’exclusion

Le « tout-à-l’anglais »

 

Au sein de l’Administration publique fédérale canadienne, ce sont plus de 50 % des postes qui exigent uniquement la connaissance de l’anglais, alors qu’à peine 3,9 % des postes réclament uniquement la connaissance du français. En ajoutant les postes bilingues, c’est presque tous les emplois , soit plus de 91 % de ceux-ci, qui exigent la connaissance de l’anglais. Si ce n’est pas de la discrimination systémique, de l’exclusion, du « tout-à-l’anglais », qu’est-ce?

 

Au  Québec, seule province francophone, le gouvernement de la fédération canadienne impose pourtant à près de 65 % de ses postes la connaissance de l’anglais pour desservir une population anglophone de 8 % et unilingue anglaise à moins de 3 %, alors qu’en Ontario, ce sont à peine 10,7 % de ses postes qui exigent le français pour environ le même nombre de Franco-Ontariens qu’il y a d’Anglo-Québécois. Deux poids, deux mesures, mais toujours en faveur de la défrancisation des francophones hors Québec et de l’anglicisation du Québec!

 

Dans la région de la capitale fédérale où 30 % de la population est francophone, un minuscule et insignifiant 0,2 % de ses postes, soit un microscopique 195 postes sur un grand total de 88 801 postes, sont classés unilingues français! Toute une capitale fédérale d’un pays qui se déclare et se présente internationalement comme étant « officiellement » aussi francophone!

 

Ces statistiques extraites du Rapport annuel 2010-2011 du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada sont une preuve irréfutable que le  gouvernement fédéral  canadien a mis en place des politiques et des stratégies douces, mais combien efficaces, d’agression identitaire en faveur de  l’anglicisation du Québec et de la défrancisation hors Québec. Le Canada regorge de ces politiques et pratiques discriminatoires contre sa francophonie pour le suprémacisme anglais.

 

Imité par plusieurs autres, le gouvernement canadien  joue, à cet égard, un rôle moteur et exemplaire dans la discrimination et le recul du français au Canada et au Québec!

 

 

Source :

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications