L’UQO CAFOUILLE!

Le Québec accueille plus de 50 000 immigrants par année dont un très grand nombre ne connaît pas le français. Plusieurs de ceux-ci choisissent de s’établir dans la région de l’Outaouais, 3e région en importance pour l’accueil d’immigrants. Le gouvernement du Québec exige, avec raison, que l’immigration allophone apprenne et parle le français. Il ne suffit pas de le vouloir, il faut aussi y mettre les ressources.

Les deux rives de l’Outaouais pullulent d’unilingues anglais. Plus de 20 % des postes de la fonction publique fédérale exige la connaissance du français.

Dans ses murs même, l’UQO, université à mission internationale, accueille de très nombreux  étudiants immigrants non francophones qui ont grandement besoin de cours de français. Ces étudiants, faute d’une meilleure connaissance du français, se trouvent discriminés quant à leurs chances d’obtention d’un diplôme universitaire.

Le besoin de professeurs compétents en enseignement du français langue seconde aux adultes est indéniable et pressant.

Grâce à la vision de la professeure Natalia Dankova, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) avait innové pour répondre à ce besoin criant en créant un Programme court de deuxième cycle en enseignement de langues secondes et étrangères aux adultes. Titulaires d’un diplôme universitaire de premier cycle garantissant leur compétence et leur excellence, des étudiants et étudiantes provenant d’horizons variés y étaient admis. L’UQO avait mis sur pied un programme d’études de deuxième cycle unique en son genre appelé à devenir un modèle au Canada, au Québec et ailleurs dans le monde. L’enseignement aux adultes du français langue seconde s’était doté d’un parcours universitaire reposant sur le développement des compétences et la certification.

Au lieu de consolider et de développer ce programme à fort potentiel, pensé sur mesure pour le Québec, l’Outaouais et la région de la capitale fédérale, l’UQO a choisi, malgré l’opposition de ses nombreux corps constituants, de « suspendre », autant dire d’abolir, ce programme de deuxième cycle.  

À sa façon, l’Université « du Québec» vient de mettre tout son poids en faveur de la non-compétence dans l’enseignement et l’apprentissage du français langue seconde, en faveur de l’unilinguisme anglais, en faveur de la banalisation du français au sein de la fonction publique fédérale, en faveur de l’assimilation…

Source :

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

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Adresse utile :
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