Les associations de gens d’affaires au Québec (APICA)

APICAEn Outaouais, il y a  une multitude de commerçants qui bafouent et piétinent les droits linguistiques fondamentaux des clients d’être reçus, servis et informés en français, et piétinent également les droits de leurs employés d’exercer leurs activités en français. Cherchez-les et vous les trouverez :  restaurants, dépanneurs, boutiques…  pour n’en nommer que quelques-uns.  Il y en aura toujours trop.

On se serait tout normalement attendu à ce que les associations de gens d’affaires leur fassent comprendre qu’au Québec, il faut parler, recevoir, servir, informer et travailler en français. Il faut connaître le français, sinon « vite » l’apprendre.  Ce n’est que le bon sens, que le savoir-vivre!

Mais non! La situation dure et perdure. Pire, elle s’amplifie, sans intervention. Lisez le texte* ci-joint de l’Association des professionnels, industriels et commerçants d’Aylmer, connue sous l’acronyme APICA, et vous verrez qu’on les encourage même!

APICA mission

Cet article « bilingue » de l’APICA (et son contenu) n’est-il pas une démonstration éloquente faite aux anglophones et aux allophones qu’ils n’ont pas à apprendre le français, et aussi un appui à tous ceux et toutes celles qui réclament l’anglicisation systématique du Québec.  Fort heureusement, ce ne sont pas tous les membres de l’APICA qui partagent cette vision anglicisante du Québec.

Comment, d’un côté, peut-on demander à la population d’encourager les commerçants d’ici, et de l’autre, être complice de pratiques de mauvais service à la clientèle qui écrasent les droits fondamentaux des clients (et des employés)!

Il faut aussi savoir que c’est cette même association de gens d’affaires qui, bien qu’elle se réclame dans son article « bilingue » ci-joint de caractère non « linguistique, politique ou même culturelle », organisait pendant la dernière campagne électorale municipale, conjointement avec un organisme de promotion de la langue anglaise, un débat dans lequel elle a exigé que les candidats parlent en anglais (il fallait le faire!), bien que le français soit au Québec la langue d’usage public que tout le monde est censé connaître, sinon apprendre.

Cet article « bilingue » et son contenu ne constituent-t-ils pas, en eux-mêmes, la preuve que, contrairement à ce qu’elle écrit, cette association de gens d’affaires est surtout « linguistique, politique ou même culturelle » mettant tout son poids en faveur du non-apprentissage du français!

 

Des faussetés!

De plus cet article de l’APICA diffuse des faussetés lorsqu’il affirme que « les données démographiques du secteur Aylmer indiquent que 40 % des résidents (sic) d’Aylmer sont anglophones. »  Ceci est faux! Les données du dernier recensement 2011 de Statistique Canada indiquent qu’à peine 26,2 % de la population du secteur Aylmer est de langue maternelle anglaise

Et non! Ceci ne se passe pas en Ontario, mais au Québec!

 

Adresse utile : info@apica.ca

* Article extrait du Bulletin d’Aylmer du 13 novembre 2013