Impératif français et les conditions de la CAQ

François LegaultImpératif français reconnaît les efforts de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour placer les intérêts supérieurs du Québec au-dessus d’intérêts partisans, et ce, en acceptant l’étude du projet de loi 14 par l’Assemblée nationale. Cela dit, Impératif français déplore les conditions qu’ajoute la CAQ, de jour en jour, pour appuyer ce projet de loi, qui modernise et renforce la Charte de la langue française, et lui pose des questions précises et pertinentes pour l’avenir du français au Québec.

Comment la CAQ peut-elle qualifier de « coercitives » et « punitives » des mesures pour :

  • augmenter la place du français au travail et contrer une bilinguisation à outrance, car à peine 37 % des Québécoises et Québécois et seulement 18 % des Montréalaises  et  Montréalais travaillent uniquement en français;
  • implanter une démarche de francisation dans les petites et moyennes entreprises et permettre ainsi à toutes les travailleuses et tous les travailleurs québécois, dont les nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants, de gagner leur vie en français dans une société où la langue officielle est le français;
  • réduire le taux d’assimilation des francophones dans les villes à « statut bilingue », notamment dans le Pontiac, en Outaouais, où cette assimilation atteint 20 %.

Comment la CAQ, qui dit écouter attentivement les spécialistes du Barreau du Québec et de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, peut-elle ignorer :

  • les études de l’Office québécois de la langue française qui révèlent que 28 % des commerces de l’île de Montréal contreviennent à la loi en matière d’affichage;
  • l’avis du Conseil supérieur de la langue française, Redynamiser la politique linguistique du Québec,  qui constate le recul de la place du français dans le monde du travail entre 1989 et 2010;
  • une étude du professeur, Charles Castonguay, qui démontre, qu’en gros, « le régime de libre-choix a profité au cégep anglais à hauteur de 120 000 nouveaux inscrits, contre 10 000 au cégep français.

Pour toutes ces raisons et plusieurs autres énumérées dans son mémoire déposé en commission parlementaire, Impératif français invite l’électorat de tout le Québec à communiquer avec son député caquiste, si tel est le cas, ou avec la porte-parole de la CAQ pour la Charte de la langue française et députée de Montarville, Mme Nathalie Roy, ou avec le chef de la Coalition avenir Québec, M. François Legault, pour les inciter à appuyer dans son essence le projet de loi 14 qui fera du français la véritable langue d’inclusion de toutes les Québécoises et de tous les Québécois.

Adresses utiles :

François Legault
Coalition avenir Québec
Chef du deuxième groupe d’opposition
flegault-asso@assnat.qc.ca

Nathalie Roy
Porte-parole du deuxième groupe d’opposition, CAQ, pour la Charte de la langue française
nroy-mota@assnat.qc.ca

Marc Tanguay
Porte-parole de l’opposition officielle, Parti libéral, pour la Charte de la langue française
marc.tanguay-lafo@assnat.qc.ca

Diane De Courcy
Ministre responsable de la Charte de la langue française
cabinet@micc.gouv.qc.ca

Adresses électroniques de votre député(e) :
http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/index.html#listeDeputes

Source :
Jean-Paul Perreault
Président
Mouvement Impératif français