CHRISTIAN PARADIS ET LES ENTREPRISES À CHARTE FÉDÉRALE

Réaction aux déclarations du ministre de l’Industrie Christian Paradis, qui rejette toute application de la Charte de la langue française aux entreprises à charte fédérale œuvrant au Québec

Impératif français dénonce un ministre incompétent et un gouvernement hostile envers le français

Impératif français se dit profondément choqué des dernières déclarations du ministre de l’Industrie Christian Paradis, selon lesquelles le français se porte bien dans les entreprises fédérales actives au Québec.

C’est avec stupeur qu’Impératif français a pris connaissance des résultats de l’« étude » commandée par le ministère de l’Industrie au sujet du français. On a appris, d’une part, que l’étude était basée sur des observations qui n’étaient ni originales, ni systématiques. Ces observations reprenaient des données du recensement de… 2006 ainsi qu’une étude de l’Office québécois de la langue française. D’autre part, l’étude misait sur les opinions émises par 12 entreprises privées de juridiction fédérale œuvrant au Québec, cinq associations patronales et autant de syndicats, ce qui déjà ne manquait pas de mettre en minorité les travailleurs francophones. Quoi de surprenant que les résultats de l’étude soient restés délibérément vagues et n’aient présenté que des banalités sur la situation de la langue française. On n’y dénote aucune vue d’ensemble ni aucune donnée empirique digne de mention.

Grâce à ce fatras d’inepties colligées par trois sous-ministres grassement payés par l’argent des contribuables, le ministre Paradis se permettait d’affirmer qu’il ne fallait en aucun cas politiser la place du français sur le marché du travail ni raviver quelque flamme du débat linguistique québécois. Comme s’il était encore possible d’imaginer plus grande perte de temps, on apprenait que l’étude n’avait pas le mandat de formuler des recommandations, mais devait modestement permettre au ministre de gagner du temps… tout en en faisant perdre aux citoyennes et aux citoyens.

« S’il est une chose que ce débat nous enseigne, déclare Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, c’est que l’avancement des droits des francophones n’est possible que s’il s’appuie sur une compréhension précise de la réalité, sur des recommandations visant à changer la situation dominée du français, sur la formulation de solutions tenant compte des droits des travailleurs et sur la reconnaissance de ces droits par le législateur, et que s’il comporte des mesures incitatives et coercitives. »

« En réalité, le gouvernement fédéral s’est comporté dans ce dossier comme le fait toute entreprise délinquante envers la loi 101, ajoute M. Perreault. À moins de mesures coercitives, il n’a nullement l’intention de défendre le français et la minorité francophone du Canada. Mais le plus pitoyable, c’est de voir des députés du Québec se faire les médiateurs de manœuvres politiques dignes des Rednecks les plus extrémistes. »

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Christian Paradis
Christian Paradis
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Source :
Impératif français
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