SAINT-LAMBERT DANS L’ILLÉGALITÉ

Monsieur le Maire,
mairie@saint-lambert.ca 

Je suis un anglophone-francophile qui est inquiet, comme plusieurs Québécois, de l’avenir de la langue française en Amérique. Cela ne prend pas la tête à Papineau pour constater que le français regresse dans la région de Montréal (et ailleurs au Québec). Vous n’avez qu’à lire les articles publiés sur des sites comme http://quebecfrancais.org/, http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/… pour témoigner l’état actuel de la langue de Molière dans la « belle province »! Je suggère aussi de lire les articles récents de Josée Legault sur le sujet.

Où je veux en venir c’est que votre politique de maintien du bilinguisme officieux (puisque Saint-Lambert n’a pas le statut d’une ville bilingue, selon la Charte de la langue française) contribue à l’anglicisation du Québec. Je cite le feu René Lévesque, mettre les deux langues sur le même pied d’égalité envoie comme message qu’on peut choisir entre le français et l’anglais. Hier, je suis allé au Centre de loisirs et plusieurs avis, donc les heures d’ouverture du centre de conditionnement physique durant le congé pascal, étaient bilingues! J’ai reçu pour une énième fois votre bulletin municipal bilingue dans mon courrier! Est-ce que cela veut dire que je peux rouler à plus de 30 km/h dans les rues de Saint-Lambert, puisque vous ne montrez pas l’exemple quant au respect des lois!?

Savez-vous qu’à Cornwall en Ontario, des anglos sont contre l’offre de services médicaux en français à l’hôpital de cette ville? À Madawaska (Maine) francophone à 85 %, le site web n’est qu’en anglais, sauf un petit en-tête, voir http://www.townofmadawaska.com/. Vous êtes en train d’encourager le « deux poids deux mesures »!!! N’oubliez pas que les francophones ne représentent que 3 % de tous les Nord-Américains.

Ce que je souhaite c’est une politique d’unilinguisme français à Saint-Lambert, sauf pour des raisons de sécurité, pour décourager les anglophones de rester unilingues et pour lancer un message clair qu’au Québec, c’est le français avant tout!

En toute francisation,

Jeffrey George
Saint-Lambert, Québec