PONTIAC : HONTE LINGUISTIQUE

Tout le monde fait des fautes d’orthographe ou de français. Personne de sensé ne demandera au citoyen lambda d’écrire comme Victor Hugo ou de s’exprimer comme le plus brillant des orateurs. Par contre, lorsqu’il s’agit d’organismes chargés de la promotion d’une région – en l’occurrence le Pontiac – on est en droit de s’attendre à autre chose de la part de structures prétendant sans rire y développer le tourisme. Que ce soit dans les dépliants, affiches ou panneaux, le français y est régulièrement, systématiquement, consciencieusement, honteusement massacré. Grossières fautes d’orthographe, fautes de français y côtoient non-sens et approximations constituant autant d’agressions. Tout se passe comme si aucune attention n’était accordée aux mots. Outre des effectifs souvent pléthoriques, ces bureaux sont pourtant équipés d’ordinateurs et donc d’autant de correcteurs orthographiques! La résultante? Un sabir pathétique étalé ostensiblement et sans vergogne, discréditant durablement leurs auteurs et par voie de conséquence la cause qu’ils croient servir. Ce galimatias verbeux est à la langue française ce que le hamburger ou la pâtée pour chiens sont à la gastronomie, le kalembé à la haute couture. Il y a pourtant du monde en rangs serrés dans ces organismes ! Personne donc pour s’inquiéter de ces monumentales erreurs et les faire corriger? Pourtant, lorsqu’ils le veulent vraiment, ces organismes savent écrire sans faute. L’excuse galvaudée de l’histoire régionale ne saurait donc être évoquée. Avec ce travail mal fait, il s’agit bel et bien de je-m’en-foutisme, de mauvaise volonté crasse, d’un flagrant manque de respect du lecteur et au-delà de mauvaise publicité faite à la région par des gens supposés la servir et payés pour ce faire. Au-delà des corrections nécessaires, il pourrait y avoir là matière à sanctions. Evidemment et comme partout dans ces univers feutrés, la suffisance et la susceptibilité sont souvent à l’aune inverse des aptitudes orthographiques. Signaler une faute est souvent considéré comme une attaque personnelle. Que devrais-je dire lorsqu’une de ces précieuses bureaucrates pensant pouvoir me corriger (!) rajouta une bonne demi-douzaine de fautes à un de mes écrits n’en contenant absolument aucune ? La dame fut parait-il fort vexée de l’explication de textes qui s’en suivit… Qu’elle le reste! Quel touriste ou quel investisseur sera accroché par ces textes? Lequel d’entre eux n’hésiterait pas entre rire, larmes et haussement d’épaules après avoir subi de telles lectures ? Quel bilan positif pour la région? Le 20 octobre 2012 à Bristol (c’est au Pontiac et donc au Québec. Si si…), la langue de Jack l’éventreur (l’anglais) monopolisait la plupart des supports (du salon annuel ÉCO EXPO Pontiac commandité par la Société d’aide au développement de la collectivité – Pontiac*). Soudain, sur la banderole à l’entrée, deux mots en français (Parrainer par…). Avec l’incontournable faute. Pas fichu d’écrire deux mots sans faute… Tout simplement pathétique! C’est leur bilan. C’est une honte. C’est une atteinte à la région. C’est une injure. C’est une agression. Il y en a marre. INDIGNEZ-VOUS! INDIGNONS-NOUS!

Adresses utiles : Société d’aide au développement de la collectivité – Pontiac sadc@commercepontiac.ca Vous trouverez les noms des partenaires de la SADC – Pontiac à http://www.sadc.commercepontiac.ca/partners_fr.html MRC de Pontiac reception@mrcpontiac.qc.ca CLD Pontiac idebruyn.cld@mrcpontiac.qc.ca Joël Deplanque Pontiac *Cette initiative est rendue possible grâce à la contribution financière de Développement Économique Canada