POLITIQUE DE RECHERCHE ET D’INNOVATION DU QUÉBEC

Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDÉIE) a donné à l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) le mandat de tenir une consultation auprès de la communauté de la recherche en vue de la prochaine politique de recherche et d’innovation du Québec.

Le mémoire d’Impératif français accessible ICI exige du gouvernement du Québec qu’il intègre à la future politique de recherche et d’innovation :

  1. une politique linguistique et des programmes d’appui financier qui feront en sorte que nos universités et nos chercheurs aient le sens de l’État et travaillent, enseignent et publient en français. Après tout ce sont les Québécois et Québécoises qui les financent!
  2. l’obligation que les congrès scientifiques qui se déroulent au Québec le soient en français et s’il y a lieu, avec l’appui d’un service d’interprétation simultanée

Qui dit recherche et innovation dit rapports techniques, publications, transferts des connaissances, groupes de recherche, communication. Qui dit communication, dit langue de travail, langue de formation et langue de publication.

Impératif français a déposé un mémoire portant principalement sur ces trois derniers aspects. Il y a fort à parier que sans notre intervention, le volet linguistique de la future politique gouvernementale aurait tout simplement été ignoré.

Pour s’en convaincre, il suffit de visiter certains congrès internationaux incluant même ceux qui ont lieu à Montréal ou encore de regarder les sites Web de certaines entreprises dérivées de la recherche universitaire qui ne sont que partiellement en français ou même entièrement en anglais. Mentionnons :

– l’Université de Montréal (http://www.univalor.ca),
– l’Université Laval (http://www.sovar.com),
– l’Université McGill (http://www.mcgill.ca/research/about/spin-offs) et
– l’Université de Sherbrooke (entreprises dérivées : http://www.voiceage.com et http://www.sipro.com).

Pour ce qui est de la langue de formation, plusieurs étudiants étrangers se font dire qu’ils peuvent fonctionner en anglais dans les universités francophones, et ce, en pleine contravention aux politiques linguistiques des universités. Certaines universités francophones exigent une connaissance de l’anglais même pour l’obtention d’un diplôme dispensé entièrement en français alors que pour d’autres diplômes, aucune connaissance du français n’est exigée (Université Laval).

La langue française pour la communication des résultats scientifiques a été délaissée depuis longtemps par la majorité des chercheurs québécois qui ont intégré la propagande répandant le mythe que l’anglais devrait être la seule langue scientifique internationale. Pourtant, au début du 20e siècle, les congrès scientifiques internationaux étaient multilingues et les chercheurs étaient polyglottes.

Source :

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
www.imperatif-francais.org