PLAN NORD

Nouvelle de Karine Desbiens | Agence QMI, extraite de tvanouvelles.ca :

Jean CharestJean Charest a assuré qu’au sein du futur gouvernement régional de la Baie-James, le français ne serait pas négligé en matière de langue de travail.

L’entente signée le 24 juillet dernier indiquait que le nouveau gouvernement pourrait utiliser soit le français soit l’anglais pour ses communications internes et comme langue de travail. Au terme de cette entente, la Municipalité de Baie-James disparaît et est remplacée par le Eeyou Itschee James Bay Government / Gouvernement Eeyou Itschee Baie-James, une entité gouvernementale gérée à parité entre les Jamésiens et les Cris pour dix ans. Sur le territoire, la population s’élève à environ 30 000 habitants, dont 14 000 Jamésiens et 16 000 Cris.

Surtout l’anglais

Pour Jean Charest, le fonctionnement du futur gouvernement tiendra compte du fait que c’est surtout par l’anglais que les Cris communiquent. « Ce n’est pas parce qu’ils ont rejeté le français, c’est parce qu’ils ont été formés par des gens qui formaient en anglais, et nous, on n’y était pas. (…) Je vous assure que la langue française ne sera pas négligée », a-t-il affirmé.

Le premier ministre a aussi parlé de respect envers les origines des Cris. « Mettons-nous à leur place. Ils étaient quand même ici depuis quelques milliers d’années. Ils vont toujours mieux parler français que moi je vais parler cri dans ma vie ».

Anglicisation

Différents organismes ont estimé que cette décision contribuera à l’anglicisation massive de cette importante région québécoise. Le Mouvement Impératif français a soutenu : « Bien que le personnel du nouveau gouvernement proviendra de la Municipalité de Baie-James, lequel est francophone à 100%, la présence des Anglo-Cris au sein de gouvernement, forcera l’utilisation de l’anglais comme seule langue de communication, sachant que ce groupe s’est toujours entêté à ne pas reconnaître la langue officielle du Québec », a souligné l’organisme.

Le Mouvement Québec français, qui a porté plainte à l’Office québécois de la langue française (OQLF), croit aussi que l’entente anglicisera cette partie du Nord-du-Québec et ne respecte pas la Loi 101, la Charte de la langue française.

De son côté, l’OQLF n’a pas souhaité prendre position, mentionnant qu’il était difficile de se prononcer sur une structure qui n’existe pas encore.

Source : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/elections2012/archives/2012/08/20120817-124239.html

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