LEGAULT ET MAROIS DISCUTENT DU FUTUR DU QUÉBEC…

Tous se rappelleront de ceci http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2010/jean-charest.html :

Jean Charest : pas un mot de français ou si peu!

Jean CharestLe site Web Canoë nous apprend que le premier ministre du Québec, Jean Charest, de passage en Outaouais, à Gatineau, a prononcé au Congrès annuel de la Chambre de commerce du Canada qui se tenait au Hilton du Lac-Leamy, tout son discours en anglais, sauf pour « un petit mot de bienvenue en français » : « Le discours de M. Charest, tenu entièrement en anglais à l’exception d’un petit mot de bienvenue en français… » (Canoë)

« De taire notre langue, de la banaliser, de l’inférioriser, de la bâillonner comme il l’a fait est un témoignage éloquent de la gêne et du mépris qu’il a à l’endroit de la nation québécoise et de sa langue. Dans leurs fonctions officielles, les représentants de l’État québécois ont le devoir de s’exprimer dans la langue officielle du Québec et non de la cacher, de déclarer le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, et puisqu’il semble l’ignorer, nous lui rappelons que le français est la langue officielle du Québec. »

LEGAULT ET MAROIS DISCUTENT DU FUTUR DU QUÉBEC… IN ENGLISH!

Un premier ministre qui refuse de comprendre qu’il lui faut parler français en tout temps au Québec et  internationalement se ridiculise et avec lui tout le Québec!

François Legault and Pauline Marois talk about the future of Québec and Canada.

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Pauline MaroisPremièrement, dans les rencontres internationales, la langue diplomatique est le français. Si l’interlocuteur ne parle pas français, il existe ce que l’on appelle des interprètes.

L’erreur qu’ils ont fait n’est pas de mal parler anglais. L’erreur qu’ils ont fait est de se mettre à genoux et d’accepter de répondre aux questions en anglais.

François LegaultNous sommes au Québec, tous les députés et fonctionnaires devraient systématiquement refuser de répondre aux questions des journalistes dans une autre langue que la langue officielle. Les médias étrangers sont capables de sous-titrer. Et si le journaliste étranger ne parle pas français alors qu’il est en poste au Québec, qu’il se fasse accompagner d’un interprète ou qu’il se fasse transférer et remplacer. Quand un journaliste de Radio-Canada va en Afghanistan, il se fait accompagner d’un interprète.

En Chine, les conférences de presse sont en chinois seulement. Je n’ai jamais entendu Angela Merkel parler une autre langue que l’allemand. Et regardez cette vidéo sublime de l’ancien prprésident espagnol José Luis Rodríguez Zapatero :

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« Sólo hablo español ». Voilà comment il faut répondre!

Comme le français est l’une des deux grandes langues internationales, la logique veut que les Anglo-Saxons apprennent le français comme langue étrangère. S’ils ont choisi de pocher leurs cours ou s’ils se sont empressés de tout oublier, ce n’est pas le problème de Pauline. On ne peut pas apprendre le français à leur place, nous le parlons déjà de toute façon. Et si à une table de diplomates il y a un Étatsunien unilingue, les autres n’ont pas à être gentil; qu’il sèche.

ANECDOTE

En 2002, j’étais le premier délégué de la section de Montréal de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers au IEEE Sections Congress, Washinton DC. Un soir, nous étions à une table composée de délégués du Canada (dont 2 ou 3 du Québec) et de la Colombie. 8 personnes donc. L’étudiant ontarien d’origine polonaise parlait un excellent français et aussi espagnol si je me souviens. Donc, d’un côté de la table, la conversation était en français, et de l’autre côté en espagnol, et nos deux unilingues anglais pognés entre les deux. En ce qui me concerne, il était hors de question de passer à l’anglais parce qu’un Terre-Neuvien n’est même pas foutu d’apprendre la 2e langue officielle de son pays, alors que j’en parlais 4 (5 aujourd’hui). Oui, je me débrouille en anglais, mes études de maîtrise se sont faites en anglais, mais c’est moi qui décide quand c’est le temps de parler anglais. C’est ça, se tenir debout.

Et si un Chinois a fait l’effort d’apprendre l’anglais, et bien, ça ne lui permet pas de comprendre ce que je dis en français. Désolé, mauvais choix de langue. Écris à ton gouvernement pour corriger ça dans ton système d’éducation.

Dominique Beaulieu