LE « PRESS NINE » DE GATINEAU

Marc BureauRappelée à l’ordre par l’Office québécois de la langue française (OQLF), la Ville de Gatineau doit « réduire » ses pratiques de violation des droits, d’illégalité et d’anglicisation qu’elle impose depuis belle lurette à son personnel et à ses citoyennes et citoyens.

Sauf que dans le journal Le Droit du 11 avril (voir l’article à la fin), nous apprenons que la Ville demande à son personnel de violer lui-même son droit fondamental de travailler en français en les encourageant à ne pas le faire respecter afin d’accommoder certains citoyens qui, bien que vivant au Québec, refusent de parler ou d’apprendre le français, pourtant la langue officielle et la langue d’usage public du Québec. La conseillère municipale Denise Laferrière va même jusqu’à s’inquiéter que les employés « parleront désormais français » au Québec… aux anglophones! Toute une mentalité!

Au lieu de tenir un discours d’intégration, de cohésion et de mettre en place les politiques, les programmes et les cours nécessaires pour favoriser l’usage et l’apprentissage du français par tous ses contribuables, incluant les nouveaux arrivants, la Ville incite, par des propos avilissants et irresponsables, son personnel à abandonner ses droits individuels, dont celui fondamental de travailler en français au Québec.

Il faut se rappeler que c’est aussi dans cette même municipalité que se pratiquent à grande échelle le trafic identitaire, la fraude fiscale et l’illégalité de citoyens qui payent leurs impôts en Ontario, bien qu’ils résident au Québec, obligeant ainsi les autres à payer leur part.  Tout ceci se passe avec la complicité, au vu et au su des autorités gouvernementales, municipales et même policières.

Quant à l’OQLF, il faut reconnaître dans sa décision son profil anglicisant, puisqu’il anglicise plus de 150 postes gatinois et tout ceci pour permettre à quelques citoyens d’imposer l’anglais partout. Sans compter que c’est ce même OQLF qui, dans le cas de la Ville de Sherbrooke, est allé se chercher un avis juridique en faveur de l’iniquité afin d’autoriser les employeurs à mieux payer, à verser à même nos impôts une « prime à l’anglais » à celles et ceux qui parlent et travaillent en anglais au Québec!

Par son avis juridique télécommandé, l’OQLF et le Gouvernement du Québec ont créé une autre rhétorique, un précédent et une spirale inflationnistes en faveur de l’anglais contre le français au Québec.

Press nine!

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français

Adresse utile :
maire@gatineau.ca


Moins de postes désignés bilingues à la Ville de Gatineau