ANGLICISATION ET REFONTE DE LA LOI 101

Refonte de la loi en faveur de la langue française

J’ai bien lu vos trois propositions portant sur la refonte. Il me semble qu’un aspect important, soit celui de la francisation de la population non francophone, est laissé encore une fois de côté.

Il faudrait que le gouvernement lui-même en fasse la promotion, et cela sans présenter de grands et pompeux articles de loi qui, souvent, sont contestés. Un simple règlement de l’OQLF peut rendre obligatoire la traduction en français de tout document exigé par un ministère, une agence, un bureau gouvernemental ou toute autre entité publique au Québec, et écrit en une autre langue. Ceci lance un message à tout candidat qui désire immigrer au Québec : ICI, C’EST EN FRANÇAIS QUE CELA SE PASSE. Actuellement, les documents sont traduits dans la langue choisie par le contribuable ou candidat, soit principalement en anglais.

Un autre règlement viserait la publicité dans les médias ethniques écrits, parlés ou télévisés; qu’elle puisse l’être dans la langue de l’ethnie concernée et, s’il y a une deuxième version, que celle-ci soit en français. Actuellement, la majorité des journaux, revues, hebdomadaires, mensuels et programmes ethniques font leur publicité dans leur langue d’origine accompagnée d’une version anglaise; même les messages des élus, fédéraux, québécois ou municipaux,  sont souvent, en seconde version, en anglais si ce n’est uniquement dans cette langue. Il faudrait rendre cette deuxième version obligatoirement en français. Et si les communautés ethniques prétendent que leur journal, revue, hebdomadaire, mensuel ou programme est distribué à travers le continent, voire le monde, cela sensibilisera même les Américains sur le fait qu’au Québec, C’EST EN FRANÇAIS QUE CELA SE PASSE.

Ces deux propositions, selon mon humble opinion, peuvent faire avancer la francisation à pas de géant et donnera du travail à ceux qui possèdent bien la langue française. On dira alors que parler français, ça rapporte!

Joseph Xénopoulos
Ex-attaché politique de feu Gérald God