REGARDONS AUTOUR DE NOUS

Le respect de l’orthographe, c’est celui du lecteur. Comme nous souffrons, en lisant tous ces écrits à portée de main ! Les quotidiens, les hebdomadaires, les livres ne sont plus à l’abri des fautes. A lire sur internet, sur les forums, c’est véritablement une douleur, surtout lorsqu’on connait l’existence de logiciels de correction orthographique. Jusque sur les sites officiels gouvernementaux, financés par l’argent public, par un contribuable à juste titre en droit de s’attendre à plus de considération pour sa culture, patrimoine commun.

Beaucoup de sites d’organismes pontissois sont truffés de fautes d’orthographe grossières, d’impropriétés, de répétitions, de lourdeurs, rédigés dans un mauvais français. Cela participe à en décourager la lecture par des visiteurs légitimement en droit de s’offusquer de ce manque flagrant de respect.

Chutes CoulongeRegardez ce panneau révélateur installé à l’entrée d’un site naturel réputé (les Chutes Coulonge), fleuron de la région. Cette agression orthographique, insulte à la langue française et au lecteur n’interpelle donc personne ? En cinq courtes lignes on y relève quatre fautes d’orthographe et d’accord, une impropriété ! Une passe au parc… Avec ce vocabulaire emprunté aux maisons closes (autre appellation des maisons de passes ou bordels), pensez-vous que ce genre de texte – digne de figurer dans un bêtisier – soit de nature à promouvoir l’image de la région ? C’est du grand n’importe quoi et tout simplement pathétique. (Note d’Impératif français : Suite à la publication de cet article, le panneau en question a été retiré rapidement.)

Restaurant de WakefieldEt que faut-il comprendre à la lecture de cet autre panneau d’un restaurant de la région de Wakefield?  N’est-il pas à lui seul une illustration de la perte du symbolique ? Nous en voyons malheureusement ici trop souvent les effets, et ce n’est qu’un début…

Regardons autour de nous : beaucoup de ces absurdités sont dues à l’abandon du pouvoir des mots, de la parole, de la mise en forme des pensées en mots.

Joël Deplanque

Note d’Impératif français : Et de plus que faut-il penser des versions anglaises sur ces panneaux qui à leur façon viennent dire aux anglophones qu’ils n’ont pas à apprendre le français et aux immigrants qu’au Québec l’anglais est aussi important que le français!