QUÉBEC ADMET LE RECUL DU FRANÇAIS

Le gouvernement Charest admet le recul du français

 « Contre toute attente, le gouvernement libéral vient d’admettre qu’il y a un recul du français à Montréal et ailleurs au Québec. Les libéraux reconnaissent enfin que la langue française est malmenée au Québec et que les efforts pour la protéger sont insuffisants. Il était temps. Maintenant que cette admission est faite, le gouvernement libéral a l’obligation de présenter un plan musclé pour s’assurer que la loi 101 soit respectée. Le temps des paroles est terminé, nous voulons de l’action ».

C’est ce qu’a déclaré le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet, à l’issue du vote unanime exprimé à l’Assemblée nationale sur la motion présentée par le Parti Québécois. Cette motion stipule : « Que l’Assemblée nationale constate et déplore le non-respect des dispositions de la Charte de la langue française en matière d’affichage commercial ».

Par le vote de cette motion, la ministre Christine St-Pierre vient de recevoir un message clair de l’Assemblée nationale : elle doit faire respecter la loi 101, particulièrement en matière d’affichage commercial.

« En votant en faveur de cette motion, le gouvernement libéral vient d’envoyer le message à l’Office québécois de la langue française qu’il ne déploie pas les efforts nécessaires pour faire respecter la loi. Ainsi, les campagnes de sensibilisation lancées à coup de centaines de milliers de dollars ne suffiront pas, de même que les subventions pour les entreprises qui se plient à la loi. La carotte n’a pas sa place; il faut maintenant brandir la sanction. C’est ce qu’on attend de l’OQLF et du gouvernement libéral », a conclu Yves-François Blanchet.