PRIME AU BILINGUISME

Communiqué extrait de CNW Telbec

Prime au bilinguisme à Gatineau – Un dangereux précédent : la ministre St-Pierre doit déposer les avis légaux

QUÉBEC, le 7 sept. 2011 /CNW Telbec/ – « Il y a quelque chose de profondément gênant à constater l’attitude passive de la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, concernant la prime au bilinguisme mise en place par la Ville de Gatineau. La ministre St-Pierre nous a déjà montré à maintes reprises son indifférence en matière de défense du français, mais là, on frôle l’inconscience ». C’est ce qu’a déclaré le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet, après avoir appris que la Ville de Gatineau entend récompenser le bilinguisme au sein de son personnel.

« Que l’on se comprenne bien : nous encourageons fortement la connaissance de l’anglais et nous respectons le droit des communautés anglophones. Or, dans le cas présent, la Ville de Gatineau achète un contournement idéologique de la loi 101 avec une prime de 45 cents/heure pour les cols blancs qui connaissent l’anglais », a reproché Yves-François Blanchet.

Pour le Parti Québécois, cette mesure est discriminatoire pour les employés qui ne toucheront pas cette prime. « On en revient à appliquer une discrimination linguistique entre francophones dans une ville francophone. C’est intolérable. Que l’anglais soit un critère de compétence pour certains postes, cela est parfois compréhensible, mais que le fait de connaître cette langue crée une discrimination financière instaurée et encouragée par la Ville est totalement inacceptable, et peut-être même illégale. La ministre doit assurément et immédiatement déposer les avis légaux sur la question », a précisé le député de Drummond.

« De plus, ce qui pose un problème supplémentaire, c’est que cette prime sera financée à même l’argent des citoyens. Est-ce que les résidents de Gatineau ne vivent pas dans un État dont la langue officielle est le français? Est-ce que la Ville de Gatineau transige massivement au quotidien avec des entreprises étrangères et des pays anglophones? », s’est interrogé le député de Drummond.

Par ailleurs, il est assez ironique que tout ça se passe au moment où le gouvernement libéral tente de sauver les apparences avec une campagne publicitaire, Ici, on gagne à parler français, touchant Montréal et encourageant une présence accrue du français. « Pendant que Québec investit en publicité naïve, Gatineau investit en anglicisation », a conclu Yves-François Blanchet.

Note d’Impératif français :
Ci-dessous, les adresses des membres du conseil municipal qui apprécieront sûrement lire les commentaires de leurs électeurs et électrices :

Bureau.Marc@Gatineau.Ca ; Angers.Luc@Gatineau.Ca ; Boucher.Yvon@Gatineau.Ca ; DeSylva.Joseph@Gatineau.Ca ; Laferriere.Denise@Gatineau.Ca ; laframboise.andre@gatineau.ca ; Martin.Patrice@Gatineau.Ca ; Montreuil.Luc@Gatineau.Ca ; Philion.Pierre@Gatineau.Ca ; Riel.Alain@Gatineau.Ca ; Bouthillette.patsy@gatineau.ca ; Tasse.Denis@Gatineau.Ca ; Psenak.stefan@gatineau.ca ; Apollon.mireille@gatineau.ca ; Champagne.nicole@gatineau.ca ; Pedneaud-jobin.maxime@gatineau.ca ; Tremblay.maxime@gatineau.ca ; Lauzon.stephane@gatineau.ca ; goneau.sylvie@gatineau.ca