LE FRANÇAIS CHEZ IKEA

Sorry, I don’t speak french… yet

Hier soir, je suis allée me promener au nouveau IKEA. Que c’est beau, que c’est grand, que c’est haut… mais à toutes les fois que je me suis adressée à un commis, j’ai été dans l’incapacité de me faire servir en français. C’est désolant d’entendre « sorry I don’t speak french » à toutes les sauces. Qui plus est, c’est d’autant plus étonnant, surtout venant d’une compagnie multinationale qui s’amuse à traduire ses instructions d’assemblage en 45 langues différentes…

Je parle anglais et je travaille au service à la clientèle : à mon travail lorsqu’un anglophone joue la carte de l’unilinguisme, je fais l’effort de le servir dans sa langue. En revanche, lorsque je vais à quelque part à Ottawa, je m’attends, en tant que cliente, à me faire servir en français (ce qui est dans mon droit puisqu’il s’agit d’une des langues officielles du Canada). Moi, je l’exige, mais je constate aussi que beaucoup de francophones s’adaptent et ne l’exigent pas. Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que la plupart des unilingues anglophones ne parlent pas français volontairement, parce qu’à la base, ils ne le pratiquent pas. Avis à tous les francophones qui magasinent à Ottawa : à la base, la plupart des mots en français sont très semblables à ceux de l’anglais. Si on veut qu’un jour l’unilinguisme anglophone cesse, il va falloir commencer à exiger le service en français. Quand j’étais à l’école, j’ai appris l’anglais, mais c’est en travaillant que j’ai pu le pratiquer et le perfectionner : la même chose va pour le français. Lorsqu’un commis vous répond en anglais, cessez d’être accommodants et essayez de vous faire comprendre en français à l’aide de mots clés. Un jour, ils comprendront et enfin nous serons servis dans NOTRE langue! Jouons la carte de l’unilinguisme nous autres aussi! I paid Mastercard c’est je paye mastercard! Les mots du service à la clientèle sont sensiblement pareils dans les deux langues et ils n’ont aucune raison de ne pas les connaitre!

Jozyam Fontaine
Étudiante à l’UQO
Baccalauréat en enseignement du français au secondaire