FRANCISATION DES ENTREPRISES

Stratégie de l’OQLF pour franciser les noms d’entreprise

Des «subventions à l’illégalité», s’insurge Impératif français

Article de Justine Mercier extrait de Cyberpresse.ca

La stratégie mise de l’avant par l’Office québécois de la langue française (OQLF) pour augmenter la francisation des marques de commerce utilisées comme noms d’entreprise repose sur des « subventions à l’illégalité », estime le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault.

L’OQLF a annoncé dimanche le lancement d’une campagne de sensibilisation pour rappeler aux entreprises certaines dispositions de la Charte de la langue française. La loi permet l’utilisation d’une marque de commerce comme nom d’entreprise, mais si la marque est dans une langue autre que le français, elle doit être accompagnée d’un terme descriptif ou d’un slogan en français.

L’Office a mis sur pied un programme d’aide pour les entreprises employant de 5 à 99 personnes, qui prévoit que jusqu’à 75 % des dépenses effectuées pour la correction d’un affichage pourront être couvertes, jusqu’à concurrence de 50 000 $.

Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, n’approuve pas cette façon de faire. « C’est quand même incroyable de voir l’OQLF annoncer qu’il va verser des subventions à des entreprises pour qu’elles respectent la loi, a réagi hier M. Perreault. La loi, normalement, quand on ne la respecte pas, on reçoit des amendes. Des entreprises comme Bureau en gros, Tigre géant, La Baie ou La Source ont choisi de faire plus et de franciser leur nom, sans se limiter à ajouter un descriptif, et elles l’ont fait à leurs frais. »