FINI LES EXCUSES!

Près de trente-cinq ans après l’adoption de la Charte de la langue française, les cas de violation et d’agression des droits linguistiques se multiplient à un rythme exponentiel! L’arrogance linguistique est de retour.

Impératif français réclame du gouvernement du Québec, de l’Office québécois de la langue française (OQLF) et du Directeur des poursuites criminelles qu’ils utilisent tous les pouvoirs que leur accorde la Charte de la langue française et la Politique linguistique gouvernementale pour contrer la recrudescence des cas d’agressions linguistiques.

  • L’OQLF a le pouvoir d’agir d’office dans les domaines des inspections et des enquêtes. L’article 167 de la Charte lui reconnaît clairement ce pouvoir. Alors, qu’il le fasse! Des cas comme ceux rapportés dans la circonscription électorale de la ministre Mme St-Pierre ou ailleurs auront désormais moins de chance d’exister!
  • À l’article 151, il est mentionné que l’OQLF peut « exiger d’une entreprise employant moins de 50 personnes qu’elle procède à l’analyse de sa situation linguistique, à l’élaboration et à l’application d’un programme de francisation ». Alors que le gouvernement du Québec et l’OQLF cessent d’invoquer la Charte pour ne pas intervenir. La loi leur en donne clairement le pouvoir. Alors qu’ils le fassent!
  • La Charte permet à l’OQLF de lancer une vaste campagne de francisation en publicisant et en diffusant largement son formulaire de plainte. Alors qu’il le fasse et invite la population à se prévaloir abondamment de cet outil de francisation. Mais surtout que l’OQLF traite avec diligence les plaintes qu’il reçoit et les utilise dans une optique de francisation globale des délinquants.
  • Que l’OQLF envoie au Directeur des poursuites criminelles les dossiers d’entreprises récalcitrantes aux pratiques illégales et que ces dernières se voient imposer des amendes qui leur feront perdre le goût de récidiver. À cet égard, le gouvernement du Québec doit prendre les mesures nécessaires pour que le Directeur des poursuites criminelles agisse avec célérité et non deux à quatre ans plus tard comme c’est souvent le cas!
  • Que l’OQLF prenne les moyens afin de s’assurer que l’Administration respecte la Politique linguistique gouvernementale qui stipule que « l’Administration privilégie l’unilinguisme français dans ses activités afin de bien marquer le fait que le français est à la fois la langue officielle et la langue normale et habituelle de l’Administration et de l’espace public ainsi que l’instrument premier de la cohésion sociale du Québec ».

Pas étonnant que le Parlement canadien multiplie les agressions contre le Québec et la francophonie lorsque l’Assemblée nationale du Québec s’écrase, n’appliquant pas ou si peu sa propre loi et en se conduisant elle-même en anglolâtre et anglomane.

Il faut que ça bouge sur le front linguistique et cela presse!

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications
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