BRAVO ! GATINEAU RECULE

Bonne nouvelle!

À sa réunion du 20 septembre, le conseil municipal de Gatineau réuni en comité plénier a voté « à la majorité » en faveur du projet de convention collective négocié avec son Syndicat des cols blancs, mais a refusé d’entériner la clause en faveur des « primes à l’anglais », les « primes à l’anglicisation ». Le maire en a fait l’annonce publique au tout début de la réunion régulière du conseil qui a suivi le vote en comité plénier.

Impératif français et d’autres intervenants ont profité de l’occasion pour remercier le conseil de son vote, mais en même temps pour lui demander sa collaboration pour qu’il intervienne afin de corriger les situations suivantes :

  • Nous sommes également ici aujourd’hui pour vous demander de mettre sur pied sans tarder une politique linguistique en faveur du français.
  • Nous vous demandons une autre fois de prendre les mesures pour que cessent sur le territoire de Gatineau la fraude fiscale et le trafic identitaire pratiqués par certains Ontariens qui résident au Québec, mais qui trafiquent frauduleusement leur identité pour ne pas avoir à payer leurs impôts au Québec,  leur vraie province de résidence, laissant ainsi aux autres le soin de payer leur part. 
  • Nous vous demandons une autre fois de respecter la Politique linguistique gouvernementale qui demande aux organismes de l’administration publique de publiposter leurs documents dans la version française seulement, afin d’encourager les non-francophones  à apprendre et à parler la langue officielle, la langue commune de la diversité et la langue d’usage public au Québec, le français.
  • Nous vous demandons une autre fois d’adopter les mesures qui s’imposent pour contrer les coupes à blanc culturelles et les effets défrancisants des campagnes de séduction hors Québec des promoteurs immobiliers qui ne mentionnent jamais que Gatineau est une ville française et qui veut le demeurer, mieux qui veut le devenir davantage.
  • Nous sommes ici pour vous demander une autre fois de reconnaître que Gatineau est une ville québécoise et de rétablir son identité québécoise dans l’adressage Internet et électronique de la Ville que vous avez fait disparaître.
  • Nous sommes ici pour vous demander une autre fois de vous assurer que ceux et celles qui exploitent une entreprise ou un commerce à Gatineau le font dans le respect des droits linguistiques fondamentaux. Que la langue de travail et la langue d’accueil et la langue de service sont le français.
  • Nous sommes ici aujourd’hui pour vous demander de réduire à « son strict minimum » l’exigence de la connaissance d’une autre langue que le français pour travailler au sein de la fonction municipale gatinoise.
  • Nous sommes aussi ici aujourd’hui pour vous demander de prendre les mesures pour que Gatineau respecte le droit de ses travailleurs et travailleuses d’exercer leurs activités en français en indiquant clairement à tous ceux et toutes celles qui vivent ou veulent vivre à Gatineau qu’il est nécessaire d’apprendre à parler français.
  • Nous sommes également ici aujourd’hui pour vous demander de ne pas adopter de mesures qui serviront de précédents à la discrimination dans les négociations de conventions collectives et les relations de travail partout au Québec.

Gatineau, le mardi 20 septembre 2011

Publié le 21 septembre 2011

Les élus gatinois disent non à la prime au bilinguisme

Extrait du journal Le Droit à http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/gatineau-outaouais/201109/20/01-4449696-les-elus-gatinois-disent-non-a-la-prime-au-bilinguisme.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_actualites_98069_section_POS2

Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, a félicité les élus, bien qu’il estime que ce combat «n’aurait dû jamais arriver.»

Le maire Marc Bureau en a fait l’annonce, hier soir, au début de la réunion publique des élus.

« Nous en sommes venus à une entente à l’unanimité avec nos cols blancs. Par contre, pour la clause de la prime du bilinguisme – un ajout à la nouvelle convention collective -, la majorité des membres du conseil s’y sont opposés. L’administration a donc été mandatée à reprendre les pourparlers pour en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties », a-t-il déclaré, sans fournir de détails supplémentaires.

Cette décision a été accueillie chaleureusement par des dizaines de francophones qui s’étaient mobilisés – à la demande d’Impératif français – pour contester la clause proposée.

Le président de l’organisme voué à la promotion de la langue française, Jean-Paul Perreault, a félicité les élus pour leur prise de position, particulièrement ceux qui ont voté contre les « primes à l’anglais ».