UN ANGLOPHONE CONTESTE LE… BILINGUISME

Extrait du journal Le Saint-Lambert à http://lesaintlambertmag.canoe.ca/

Un anglophone conteste le… bilinguisme

« Ça me donne comme message que je n’ai pas besoin d’apprendre le français »

«Je fais une distinction entre le bilinguisme personnel et vouloir respecter la minorité anglophone, et le bilinguisme systématique dans les bulletins municipaux, le site web, etc. Ça me donne comme message que je n’ai pas besoin d’apprendre le français parce que tout est disponible en anglais.»

Celui qui s’exprime est Jeffrey George, un résident de Saint-Lambert depuis 1993, et un enseignant de l’anglais, langue seconde qu’il dispense aux francophones dans trois écoles à Côte-des-Neiges.

Rien n’empêche la Ville, dit-il à titre d’exemple en entrevue au Magazine, de traduire Riverside par Bord-du-fleuve comme à Montréal pour les avenues des Pins et du Parc. «Pourquoi ne devrait-on pas inscrire Bord-de-l’eau sous Riverside? Pourquoi un poids deux mesures? Je n’accepte pas ça», déclare-t-il en rappelant que Saint-Lambert n’a même pas le statut d’une ville bilingue.

Une population à majorité bilingue

M. George dit connaître des anglophones qui avouent «apprendre le français POUR RIEN». «À Saint-Lambert, ce qui m’agace c’est que supposément 92% de la population parle français.»

Les chiffres de Statistiques Canada de 2006 indiquent en effet que sur 21 050 de population, 14 475 s’expriment dans les deux langues. Ils sont 3205 qui ont comme langue maternelle l’anglais, et de ce nombre, 1275 parleraient exclusivement la langue de Shakespeare.

Pour M. George, il existe une équation entre avoir une langue commune et la cohésion sociale. «Si l’on veut avoir une cohésion sociale, il ne faut pas simplement apprendre la langue de la majorité pour se limiter à l’apprendre, mais plutôt pour mieux tenter de comprendre l’autre», fait-il observer non sans écorcher au passage des francophones qui s’adressent aux immigrants en anglais.

Évoquant le fait anglophone en Amérique du Nord, l’intéressé ajoute que s’il y a une langue qui est en danger, c’est bien le français.

Garder le statu quo

«Le courant d’américanisation nivelle notre identité pour la rendre de moins en moins québécoise, souligne Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, joint par le Magazine. M. George mérite nos félicitations.

M. Perreault en profite pour dénoncer le «courant de défrancisation qui n’est pas sans avoir des conséquences sur la municipalité». Il lance la balle aux «élites politiques» qui, enchaîne-t-il, «ont un rôle primordial à jouer non pas seulement pour la protection de la langue française, mais aussi au niveau de son rayonnement».

Invité à réagir, le maire Philippe Brunet reconnaît qu’il y a «une bonne quantité de documents qui sont traduits à la Ville, mais certainement pas 100%». «Le fait de faire traduire nos documents n’empêche nullement le rayonnement du français. Nous le faisons par respect pour l’ensemble de notre population. Et traditionnellement, Saint-Lambert a toujours eu un caractère bilingue», d’aviser M. Brunet en ajoutant que «pour l’instant on ne change rien».

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Note d’Impératif français

Saint-Lambert est une ville officiellement française et non bilingue comme le déclare ci-haut son maire Philippe Brunet (et le conseil municipal?) qui, à sa façon, décourage l’apprentissage de langue nationale et officielle du Québec, le français, par les allophones et les anglophones. Il promeut l’unilinguisme anglais et l’anglicisation de la grande région de Montréal.

Adresses utiles :

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