L’OUTAOUAIS EN FÊTE 2010

Texte extrait du site Web www.info07.com.

Publié le 28 Juin 2010

Michel Moyneur

Michel Moyneur

La qualité des artistes à avoir foulé les planches de la scène érigée au parc des Cèdres à l’occasion de L’Outaouais en fête aura eu le dessus sur les soubresauts de Dame Nature.

C’est à cette conclusion qu’en arrive le président d’Impératif français, Jean-Paul Perrault, après cinq jours de festivité bien remplis aux abords de la marina d’Aylmer.

«Malgré la pluie intermittente, le festival a connu un grand succès! On a accueilli des gens de partout au Québec et de l’Ontario qui souhaitaient faire la fête, raconte-t-il. Pour les enfants, ce sont des moments inoubliables qui resteront gravés en eux. Ça va rester un souvenir de bonheur avec lequel ils vont grandir.»

Manège -  L'Outaouais en fête

Environ 60 000 personnes se sont pointées au parc des Cèdres pour profiter de la programmation de L’Outaouais en fête, malgré le temps maussade. (Photo: Michel Moyneur)

Approximativement 60 000 personnes (environ 250 000 présences sur le site) ont profité des manèges, des nombreuses prestations d’artistes locaux de la relève et des spectacles de fin de soirée fort courus où Coeur de Pirate, Daniel Boucher, Kaïn, Richard Desjardins accompagné de l’Orchestre symphonique de Gatineau, Mes Aïeux, Martin Deschamps et Éric Lapointe – pour ne nommer que ceux-là – ont fait chanter et danser les foules.

Si le duo de rockeurs Deschamps-Lapointe est parvenu à attirer à lui seul plus de 15 000 festivaliers samedi soir, la prestation de Steve Veilleux et de ses potes de Kaïn restera longtemps dans la mémoire du grand manitou de l’événement.

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«Ceux qui ont vu le spectacle vont s’en rappeler longtemps. Avec la pluie, tous les éléments féériques étaient rassemblés pour créer une chimie spectaculaire», indique Jean-Paul Perrault, estimant à 3000 le nombre de spectateurs (détrempés!) à s’en être donné à cœur joie à la veille de la St-Jean-Baptiste.

Une fête inclusive

Le principal intéressé refuse de croire qu’une majorité de gens associe L’Outaouais en fête au mouvement souverainiste québécois. C’est avant tout la langue de Molière qui se retrouve à l’avant-plan de l’événement vieux de 34 ans, dit-il.

«À savoir si c’est une fête partisane, je crois que non. Tout le monde a ses bonnes raisons de venir au festival. Plusieurs célèbrent leur identité, leur fierté. Ils viennent chercher une énergie identitaire avec le goût de faire rayonner le français.»

«On a toujours été un festival inclusif. C’est pour cette raison que tout le monde est toujours bienvenu, quelle que soit leur origine ethnique, leur langue maternelle ou leurs allégeances politiques.»

Une émeute sans conséquence pour l’image

Questionné sur les événements survenus dans la nuit de vendredi dernier dans le stationnement de la marina, alors que les festivités de la Fête nationale ont tourné au vinaigre lorsqu’une altercation impliquant une centaine de jeunes fêtards s’est soldée par quatre blessés et cinq arrestations, Jean-Paul Perrault est catégorique: aucun lien ne peut être fait entre cette émeute et L’Outaouais en fête.

«Ça s’est produit à 1h30 alors que le site était fermé depuis près de deux heures. En plus, c’était le soir où le spectacle (Richard Desjardins) était le plus paisible, affirme-t-il. C’est arrivé quelque part dans la ville et, jusqu’à preuve du contraire, je ne vois aucun lien entre ces événements malheureux et notre festival.»

M. Perrault ne croit aucunement que cette nuit mouvementée entachera la réputation de son organisation qu’il qualifie d’«excellente» grâce à son comité organisateur composé de 40 individus.

«Dans cette histoire, on a médiatiquement exploité le cliché problèmes-Fête nationale. Les médias cherchent toujours à faire des liens entre grabuge et 24 juin. C’est du sensationnalisme.»