LE GRAND MONTRÉAL S’ANGLICISE

Extrait de « Esquisse du vrai visage français du Québec : analyse de la situation »

Tel que le proclame la Charte de la langue française, la langue caractérise notre nation et permet au peuple québécois d’exprimer son identité. La langue est le noyau fécond d’une culture singulière et différenciée, la sève de notre histoire, le fondement de notre cohésion sociale et un élément essentiel de notre existence collective. Défendre le français au Québec, c’est défendre notre droit de raconter le passé, d’assumer notre présent et de rêver notre avenir.

Pour s’assurer que la langue française joue ce rôle d’élément de cohésion sociale, il est important de connaître la place qu’elle occupe, entre autres, dans le monde du travail, dans le monde de l’éducation, dans les manifestations culturelles et dans le processus d’intégration des nouveaux arrivants tant pour l’ensemble du Québec que pour la région montréalaise.

Plusieurs affirment que Montréal et sa banlieue s’anglicisent. Est-ce une réalité ou n’est-ce qu’un sentiment partagé par les francophones montréalais qui vivent au quotidien la diversité de la métropole ?

Après huit mois de recherche, après plusieurs rencontres avec des linguistes, des démographes et un mathématicien, après la lecture des milliers de pages d’études provenant du Conseil supérieur de la langue française, de Statistique Canada, de l’Institut de recherche en politique publique, après avoir consulté de nombreux experts qui s’intéressent à la question linguistique au Québec et à Montréal, le portrait linguistique de l’île de Montréal s’est précisé et permet d’affirmer qu’effectivement la métropole s’anglicise.

L’île de Montréal ne s’anglicise pas en solitaire. Les mouvements migratoires du dernier quart de siècle font tranquillement tache d’huile sur toute la région montréalaise. Comme cette dernière est le coeur économique et culturel du Québec et que la moitié de la population y réside, les effets de son anglicisation actuelle exerceront une pression à long terme sur l’anglicisation de tout le Québec.

Pour lire la suite : http://pierrecurzi.org/sites/pierrecurzi.org/files/Le_grand_Montreal_sanglicise_-_avril_2010.pdf