LA PENSÉE ÉDITORIALE DU JOURNAL LE DROIT

Voici un texte d’opinion que j’ai envoyé au journal Le Droit, le 8 mars dernier. Il n’a pas été publié et ne le se sera vraisemblablement pas.

«En éditorial, Le Droit du 6 mars 2010 qualifie d’«excessive» une proposition du Conseil supérieur de la langue française. Celle-ci propose, qu’au Québec, la loi 101 s’applique de façon uniforme à toutes les institutions d’enseignement, qu’elles soient publiques ou privées. Que les parents soient riches ou pauvres. Tout cela dans un parfait respect des droits de la minorité anglophone du Québec. Une telle mesure risquerait «d’alimenter les ragots au Canada anglais contre le soi-disant racisme au Québec à l’endroit des minorités linguistiques et ethniques.» (Pierre Allard)

Il n’y a pas longtemps, Le Droit, le seul quotidien francophone de la région, en éditorial, a tapé sur les doigts de Jean-Paul Perrault lui reprochant de parler trop fort dans le dossier Sleep Country. «… la manière utilisée pour décrier cette situation provoque une réaction négative dans la communauté anglophone.» (Pierre Jury, 11 février 2010)

En d’autres mots, ne parlons pas trop fort. Ne faisons pas trop de bruit. Et surtout, évitons le risque d’irriter la communauté anglophone qui pourrait s’offusquer de nous voir protéger notre espace linguistique et culturel. La gêne des francophones d’ici d’exiger d’être servis en français trouverait donc, dans la pensée éditoriale du Droit, de quoi se justifier.»

Robert Blais, Gatineau