JEUX OLYMPIQUES

Alors que le rideau s’ouvre sur les XXIes Jeux olympiques d’hiver à Vancouver, le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, se dit toujours inquiet de l’état du français dans l’organisation des Jeux.

Si la Chine avait remporté une médaille pour ses progrès dans la reconnaissance du français lors de ses Jeux d’été, Vancouver risque de ne même pas monter sur le podium. «Avec les Jeux au Canada, dans un pays officiellement bilingue, je me suis dit que ça allait être les feux d’artifice, que le pays allait avoir 20 sur 20. Mais je me trompais. J’étais dans un milieu où ce n’était pas naturel, car avec le fédéralisme français, nous étions dans une province où le français ne se parlait pas facilement, a dit M. Diouf, de passage hier dans les hier dans les bureaux du Devoir. Nous [sommes] dans cette province où la langue française est loin derrière l’anglais et le chinois. Ce n’est pas évident.»

Depuis le début de sa préparation, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Vancouver (COVAN) a essuyé quelques critiques. On a notamment dénoncé le fait que la télédiffusion des jeux en français ne serait pas accessible sur tout le territoire canadien, tout comme l’absence de version française du site Internet touristique de la Colombie-Britannique. Jusqu’à tout récemment, l’anneau de glace de 178 millions, où se tiendront les épreuves de patinage de vitesse à Richmond, portait une inscription unilingue anglaise.

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