FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC

Le Festival d’été de Québec et son virage anglophone!

Le Festival d’été de Québec nous a mis au parfum de son virage anglophone en nous présentant sa programmation cette semaine. Encore une fois nous aurons droit à de grands spectacles rassembleurs. Mais pour que le menu soit rassembleur, il doit indubitablement être anglophone avec des artistes d’envergures. Parce que, dirait-on, des artistes rassembleurs et d’envergures il n’y en a plus du côté de la francophonie et surtout pas du côté des artistes du Québec.

À part l’hommage très mérité que l’on rendra à Gilles Vigneault et un spectacle franco-québécois en début de festival, on aura droit à des prestations de l’ex-académicien Maxime Landry et de Damien Robitaille. Bonjour la visite! C’est tout! En agissant ainsi, ce festival se défile en se lavant les mains. Entre-autre, en nous démontrant qu’avec son spectacle Les chansons d’abords on rejoindra un vaste auditoire francophone parce que le tout sera retransmis sur France 3. Bien oui,c’est ça!

Donc pas de gros noms du côté de la France cette année à part peut-être Enricos Macias. Il y a pas si longtemps on avait cependant présenté un artiste français de grande d’envergure en la personne de Charles Aznavour et Céline Dion, chantant en français en 2008.

Certains diront que c’est la faute des FrancoFolies de Montréal qui attirons encore une fois tout son lot de chanteurs francophones en juin prochain, juste avant la FEQ. Comme si il n’y avait pas assez d’artistes de la chanson francophone pour compléter équitablement un autre événement musical au Québec en été.

En nous présentant avec éclats ses gros noms de la scène anglophone tels les Iron Maiden, Arcade Fire et en s’en pétant les bretelles, les organisateurs du Festival d’été de Québec manquent cruellement à leur engagement de diffuser équitablement de la chanson d’expression française. Ils manquent cruellement de respect pour les francophones du Québec et nous démontrent que leur festival est avant-tout une business qui doit se rentabiliser avec des shows en anglais. Ç’est presque gênant à constater.

Je demande donc au directeur général de l’événement, Daniel Gélinas, et à son équipe de se raviser. D’ailleurs comme la programmation n’est pas encore complétée et que le 10 juillet semble encore disponible dans leur programmation, je leur propose de nous annoncer la venue d’un artiste francophone d’envergure. Ainsi je pardonnerai le FEQ pour sa fixation anglo-saxonne.

Yvan Giguère
Saguenay (Québec)